Monday, 1 December 2008

I can’t decide whether you should live or die… ode to my workplace

Quel plaisir je prends tous les matins d'aller travailler. Quatre heures dix, mon réveil sonne. Le chat gueule pour manger. Je bois un café, mange un bout et c’est parti, je sors jusqu’à ma voiture. Il fait froid. La serrure côté conducteur ne fonctionne plus, alors je passe par le côté passager et enjambe le levier de vitesse. Elle démarre, plutôt pas mal, je croise les doigts. Armé de mes gants, mon écharpe, mon bonnet, j’ouvre la fenêtre pour désembuer et fumer une cigarette. Je n’ai plus de chauffage. L’autoroute, la pluie, le brouillard, les poids lourds (il n’y a qu’eux à une heure si matinale) jusqu’à ma destination finale : l’ABATTOIR.
Et là… un univers si particulier. C’est un abattoir, déjà, c’est spécial, mais surtout cet abattoir. Une enclave française à lui seul, un fonctionnement unique avec des gens uniques.

PRESS PLAY PLEASE:



Découvrez Scissor Sisters!


Moi j’appartiens à un service d’Etat qui assure une inspection permanente des abattoirs. Devoir de réserve oblige, je ne m’étendrais pas sur nos missions ni sur mes collègues.
La grande question, pourquoi avoir choisi cette chanson des Scissor sisters ? J’espère que vous aviez bien appuyés sur play quand je vous ai dit de le faire. Le ton de la chanson et ses paroles s’appliquent assez bien à ce que je ressens sur ce lieu et ses occupants.
L’abattoir traverse une crise qui pourrait conduire à la fermeture ou au contraire à un rachat. Notre position (en tant que service de l’Etat) là dedans est assez marrante, à la fois boucs émissaires et assistance sociale. La direction adore nous accuser de tous les maux de l’établissement, les gars de la chaîne adorent vider leurs sacs et nous confier leur ressentiments (quand ils en ont vraiment besoin, sinon ils nous grognent après). C’est très spécial comme ambiance mais au final on a comme l’impression d’appartenir à une certaine famille, et avec du recul, même s’il y a des jours où je ne le supporte plus, il y a des côtés sympas… Donc la chanson en rapport dresse un peu cette relation de je t’aime moi non plus.

« It's not easy having yourself a good time
Greasing up those bets and betters
Watching out they don't four-letter
If I can kiss you both at the same time
Smells-like something I've forgotten
Curled up died and now it's rotten”
Traduction et "commentation":
« C'est pas facile de passer du bon temps
Graisser les paris vers le haut (= augmenter les paris)
Une observation ne se conclue pas en quatre mots
Te descendre et t'embrasser en même temps
Ca ressemble à quelque chose que j'aurais oublié
Tellement ancien que c'est maintenant mort et putréfié »

Observation de l’abattoir de loin, pas simple d’avoir joué par le passé et essayé de baiser tout le monde, tout vient à point à qui sait attendre et aujourd’hui les sanctions pleuvent. « Te descendre et t’embrasser en même temps », impossible d’être juge et parti, surtout en notre position de service de l’Etat (ce qui a été oublié par certains anciens, échappés en retraite), « ca ressemble à quelque chose que j’aurais oublié (sic), tellement ancien que c’est maintenant mort et putréfié (pas si sûr que ça…)». Oui, soyons franc, c’est l’ancien collègue qui parle…

Deuxième partie :

« I'm not a gangster tonight
Don't want to be a bad guy
I'm just a loner baby
And now you're gotten in my way”
Tradale:
“Ce soir je ne suis pas un gangster
Je ne veux pas être un méchant
Je suis juste un solitaire baby
Et maintenant tu es sur ma route »

Commentaire : là c’est moi qui parle… Je viens d’être nommé, je suis tout jeunot et innocent. Pas envie d’être corrompu, pas envie d’être méchant même si ca fait un peu partie du métier… Je suis tout neuf mais tu es plus que sur ma route mais carrément rentré dans ma vie à un tel point que je ne peux jamais t’oublier et je parle de toi tout le temps (et ça emmerde tout le monde, t’as vraiment du pouvoir sur moi espèce d’abattoir pourri !)

CHORUS :
« I can't decide
Whether you should live or die
Oh, you'll probably go to heaven
Please don't hang your head and cry
No wonder why
My heart feels dead inside
It's cold and hard and petrified
Lock the doors and close the blinds
We're going for a ride”
Tradale:
“Je n'arrive pas à décider
Si tu dois vivre ou mourir
Oh, tu iras probablement au Paradis
S'il te plaît ne te prends pas la tête et ne pleure pas
Ne me demande pas pourquoi
Mon coeur est mort à l'intérieur
Il est froid, dur et pétrifié
Verrouille la porte et ferme les rideaux
On va faire un tour »
Toujours moi qui parle : je n’arrive pas à savoir ce qui vaut le mieux… Fermer ou rester ouvert ? Fermer serait triste pour tout le monde qui travaille là bas et particulièrement pour les opérateurs de chaîne qui ont un savoir faire trop peu rémunéré, les voir dehors me ferait mal, ne plus les voir aussi me manquerai un peu (peut être pas longtemps) mais c’est comme les collègues, on passe réellement du temps ensemble(peu importe les affinités présentes o pas), se retrouver dispatché ferait bizarre. Rester ouvert, Ok, mais du coup je serais pris au piège de rester aussi. Ce qui ne me dérange pas tant que je peux m’en échapper un jour. Les références au cœur… de fait, incapable de décider.

« It's a bitch convincing people to like you
If I stop now call me a quitter
If lies were cats you'd be a litter
Pleasing everyone isn't like you
Dancing jigs until I'm crippled
Slug ten drinks I won't get pickled”

“C'est difficile de convaincre les gens de t'apprécier
Si j'arrête maintenant, traite-moi de dégonflé
Si les mensonges étaient des chats, tu serais une portée
Faire plaisir n’est pas ton fort
Dansant jusqu'à ce que je sois estropié
Même après dix verres je ne serai pas saoul »

Oui, difficile de faire apprécier un endroit pareil… et pourtant c’est vrai que si je partais déjà je serais un dégonflé. Sans même voir l’aboutissement de chantiers mis en place, ça serai assez lâche de ma part vis-à-vis de mes collègues et de ma hiérarchie, ainsi que vis-à-vis des gars… Bon certes, les responsables de cette boutique racontent mensonge sur mensonge, versions changeantes d’un interlocuteur à l’autre ou d’une heure à l’autre… mais bon ça contribue au charme de l’endroit, même si c’est un peu fatiguant. Faire plaisir… Ouais c’est sûr que ce n’est pas vraiment l’esprit de la maison. Faire plaisir à nous encore, on s’en fout. Par contre faire plaisir aux ouvriers… ça ils ne savent pas faire… Au bilan, il faut que j’arrive à me convaincre de me battre pour tenir tête et rester efficace encore un temps, quoi qu’il arrive !

« I've got to hand it to you
You've played by all the same rules
It takes the truth to fool me
And now you've made me angry”

“Je dois bien vous l'avouer
Vous avez joué selon les mêmes règles
Ca prend la vérité pour me rendre fou
Et maintenant vous m'avez énervé »

Et oui, quand les vérités éclatent, ça énerve. On découvre des nouveautés tous les jours. Des cachoteries qui avaient été faites, des coups bas, des manigances, etc. Les découvrir c’est bien, mais les résoudre ou faire avec c’est dur, donc effectivement, ça énerve.

« Oh I could throw you in the lake
Or feed you poisoned birthday cake
I wont deny I'm gonna miss you when you're gone
Oh I could bury you alive
But you might crawl out with a knife
And kill me when I'm sleeping
That's why + CHORUS”

“Oh je pourrais bien te jeter dans un lac
Ou empoisonner ton gâteau d'anniversaire
Je ne nierai pas que tu me manqueras quand tu seras parti
Oh je pourrais t'enterrer vivant
Mais tu ramperas et sortiras peut-être à l'aide d'un couteau
Et tu me tueras quand je dormirai
C'est pourquoi +
REFRAIN»

Oui, je pourrais m’employer à faire pire que ce que je fait pour enterrer cette boite, mais si fermeture il devait y avoir… Je ressentirais quelque chose de bizarre. Enterrer vivant… c’est risqué, je ne veux pas une horde de tueurs devant ma porte, et ces mecs ont du talent, ils manient bien le couteau !

Bref… Comprendre ce chantier est un peu complexe. Je pense que c’est un trip très personnel qui ne pourra être compris par tous. Enfin si c’est compris, je dis tant mieux et merci.
Si je résume la situation…
Oui, il y a des jours très pénibles avec des tensions, de la fatigue, du stress… et à côté de ça, il y a une communauté à laquelle on appartient malgré nous. Le bassin d’emploi local, plusieurs personnes par famille travaillent là bas, les histoires de cul entre le personnel, les querelles de familles, les groupes, les moments de solidarité entre eux (nous avons pu les observer en grève), les mots qu’ils nous disent parfois et qu’il faut savoir prendre à la volée pour nous dire qu’ils nous aiment bien (c’est très très rare). Un microcosme qu’il faut savoir observer et dans lequel il faut chercher les points positifs, il y en a... les points négatifs, il y en a aussi. Mais aujourd’hui je suis bien disposé donc je ne dresserai pas la longue liste de ces derniers !

Tuesday, 11 November 2008

FACEBOOK... farewell, adieu, прощай, tschüs

Pris l'an dernier par le phénomène, accumulant des applications, tests, et "amis"....
Ça y est, ma décision est prise, mes actes aussi. Facebook, c'est terminé!

Peut-être que temporairement, je ne sais pas. Je prends ça comme un sevrage tabagique, avec le temps, je m'en passerai... J'y crois.

Pourquoi avoir décidé de supprimer mon profil...

Facebook... partant d'une bonne idée à la base, de pouvoir permettre des échanges au sein d'une même communauté, de tisser de nouveaux liens, est en fait, à mon sens, un assassin des relations humaines.

Les profils, plus ou moins riches, permettent à tout un chacun de connaître beaucoup de ses "amis", infos persos, photos, évènements, réponses aux tests... ce qui est soi est plutôt sympa. Et il est bon de voir ce que font ses amis ou sa famille, parfois lointaine, une impression de partage et d'être avec.

Mais voilà...

On est pas avec eux... On se terre dans un univers virtuel, comme beaucoup d'outils du net, oubliant un élément de base, on est tous des hommes, des êtres vivants, doués d'intelligence (parait-il), de sensibilités, d'émotions...
On pense connaître, en fait non.

Ses "amis"...

Oui, il y en a. Les vrais. Mais eux, pour la majorité j'ai pas besoin de facebook pour leur parler, me confier, partager, échanger,... ou mieux encore, les voir! Ceux là ne s'offusqueront pas, je le sais, je les aime, j'ai pas besoin de ce truc.
Oui j'ai ajouté des gens à ma liste "d'amis" que je n'ai jamais vu, à qui je n'ai jamais parlé... et un bon nombre que je ne verrai jamais! C'est quoi le but? Ajouter des amis à la pelle??? Mais ne jamais leur parler, leur envoyer un message???

Non, non. Moi c'est fini tout ça.

La technologie du XXI siècle me dépasse. On a plus de moyens de communications que d'amis, et on n'a jamais été si loin de nos proches.
Internet est indispensable pour moi. C'est pratique (même très pratique). Mais c'est un outil. Certes j'ai du mal à m'en passer, mais je veux relativiser, me le rappeler. C'est un outil.

Le téléphone portable! Top! Pratique! Mais également un outil!...
Qui se rappelle encore de cette époque où on passait voir des potes à l'improviste?? Occurrence aujourd'hui d'un tel évènement??? Light! Toujours un SMS avant pour demander, ou un coup de fil... Et je ne dirais rien du désastre orthographique observable aujourd'hui et directement imputable à tous ces moyens... Aller vite, toujours plus vite... avoir des contacts, beaucoup, beaucoup "d'amis", être populaire, jeter qui ne correspond plus à ses aspirations... Devenir une machine à son tour, tributaire de tous ces trucs, devenir un personnage superficiel. Oui, un personnage. Plus un animal, un être vivant, non, une machine, un personnage de jeu vidéo. Lui je l'efface, lui je l'accepte... Putain mais c'est pas ça les rapports humains! Si?
(et je sais bien de quoi je parle pour avoir été plaqué par sms...)

Pourquoi j'en arrive à critiquer à ce point et à sembler souhaiter un retour à l'âge de pierre?
Parce que voilà... Je rentre du boulot, j'allume mon PC, et là je regarde... facebook, sites de rencontres, msn, etc, etc... je discute avec des gens que je ne connais pas, je me permets des familiarités, eux aussi, je ne les connais pas, ils ne me connaissent pas.

J'aime pouvoir suivre la vie de mes amis, mais ai'je vraiment besoin de facebook pour ça?? Je ne le pense pas. J'ai un téléphone (même deux avec le portable), j'ai une adresse e-mail, j'ai msn (déjà c'est limite msn, je vais peut-être finir par le virer aussi), puis je sais écrire, j'ai du papier, des stylos, des enveloppes, et il y a même une poste dans ma rue pour acheter des timbres...
Maintenant, quand je reçois une lettre, j'en arrive presque à sacraliser l'instant où j'ouvre l'enveloppe et je découvre l'écriture, qui à elle seule donne plus de proximité avec l'expéditeur que les mots eux mêmes... Mieux encore, j'ai la chance de ne pas être infirme, d'avoir des jambes, des bras, une voiture pour me déplacer... Quel monde de merde, je déteste ce siècle. Trop artificiel, trop superficiel...

Bref, voilà...
Sans être réactionnaire, je garde mon blog parce que j'aime m'y exprimer, je garde mon adresse email, je garde mon portable et msn (pour le moment en ce qui concerne les deux derniers).
J'adore internet, et biensûr je garde mon abonnement.
Mais je ne veux plus être au crochet de rapports virtuels et artificiels... dont les plus représentatifs à mon sens sont ceux de facebook.

Donc, sur un ton de coup de gueule, et sans effort de style...

AU REVOIR FACEBOOK!


Pour rigoler, les paroles de la chanson... N'y aurait-il pas un peu de vrai dedans? En tout cas, le ton est donné, c'est un coup de gueule aussi!



Découvrez Archive!



Archive Programmed (Album Lights 2006)

Flicking and twisting
There's a flash in the sky
Falling and drifting
There's a hole in my eye
I've not been feeling stable
It's too hard to try
I'm here and I'm waiting
To say goodbye

Switching and surfing
The transmission's black
I've lost everything
And I can't get it back
This corrupt programme
Has made me a slave
Now I feel remote

I'm interference on the T.V.
But nothing here is gonna free me
I'm screaming somebody help me

Try to break out and run for the land
Look out for yourself this place is selfish man
Try to break out and run for the land
Look out for yourself this place is selfish man

You try to break out
(Repeat x 8)

It's so cold
Like interference on the T.V.
(Repeat)

Tuesday, 23 September 2008

L'HERAULTAIS MAUVAIS: "trois jeunes gens enfument volontairement un couple d'honnêtes citoyens, ils sont actuellement recherchés"

"Les faits se sont déroulés le 25 août 2008, alors que Monsieur et Madame Craignos s'endormaient après une matinée de labeur, aux alentours de quinze heures ils ont été incommodés par une odeur forte de barbecue ainsi que par des voix d'hommes qui semblaient rire de leur enfumage.
Après avoir fait remarqué subtilement aux jeunes gens d'un ton un peu fort à travers le grillage que l'odeur les dérangeait et sans réponse des intéressés, Ginette Craignos a pris le taureau par les cornes et s'est rendue chez ses voisins pour s'expliquer de vive voix.
Dès le premier regard, elle a compris à quel genre de basse population elle avait à faire: "Celui qui a ouvert la porte était torse-nu, un regard vide et visiblement alcoolisé, et avait sur son doigt une blessure énorme, (...) et ses collègues étaient tout aussi menaçant, un maghrébin aux yeux noirs, et un autre homme qui portait un long couteau dans sa main droite". Mise en situation d'intimidation elle a sitôt rappelé aux jeunes gens que l'heure de manger était de loin dépassée, et que de déranger les autres résidents, bon chrétiens et honnêtes gens, éreintés par de longues heures travail était formellement interdit par le règlement intérieur de la co-propriété. En effet, ce dernier stipule que chaque occupant doit avoir une conduite bourgeoise. Madame Craignos forte de son succès au vu de la réaction des garçons s'est donc aventurée à rappeler que les repas doivent être pris entre onze heures trente et midi trente. C'est au dire de ces mots que les choses s'envenimèrent. Le marginal blessé au doigt s'est permis de lui répondre que personne n'avait le droit de lui imposer les horaires de ses repas et qu'aucun texte de loi ne pouvait réprimer le fait de déjeuner dans l'après midi avancée. Se sentant menacée, elle préféra rentrer chez elle et appeler les gendarmes pour porter plainte pour 'outrage à honnête citoyen'.
L'enquête révéla que l'homme au couteau, Emmanuel F. était un instituteur recherché pour cynisme exacerbé, que Mohammed R. sacrifiait des cochons et les vendait sous cachet Halal dans un abattoir normand, et que Thomas L, l'homme au doigt blessé revendait des foies abcédés saisis par les services vétérinaires d'un abattoir de Haute-Vienne après les avoir aromatisés au vin rouge 'la villageoise', et vendus sous l'appellation 'Foie façon car rouge'. La DGCCRF enquête actuellement sur l'origine de cette appellation, pourtant consommée de façon récurrente en Limousin. Ces trois hommes sont dangereux, et portent préjudice aux gens, qui comme nous, savons aimé notre prochain, conformément aux consignes données par notre Foi, mais n'aimons pas subir l'intolérance des basses couches.
A toutes fins utiles, nous joignons les photos des trois individus toujours en fuite.

(NDLR: par soucis d'anonymat, veuillez vous rendre directement sur le site de l'Héraultais mauvais pour accéder aux photos).

Ces hommes sont dangereux, prévenez immédiatement gendarmerie locale si vous les localisez.

Par ailleurs, les services vétérinaires procèdent actuellement au rappel des lots de denrées élaborées par les terroristes:

PORC CERTIFIE HALAL Estampille UE 687-456 F, tous les lots, toutes DLC
FOIE FACON CAR-ROUGE Estampille UE 873-098 F, tous les lots, toutes DLC

Une plainte a été en outre déposée au Tribunal de Grande Instance de Noeux les Mines dans le Pas de Calais, par S. Karouge, chef cuisinier renommé pour usurpartion d'identité."


UN POST SCRIPTUM NÉCESSAIRE:
LES FAITS RELATES SONT PURE FICTION, LES TROIS JEUNES GENS EN QUESTION SONT DES CITOYENS TOUT A FAIT RESPECTABLES AYANT EU UNE LÉGÈRE ALTERCATION DANS UNE RÉSIDENCE DE VACANCES SISE AU CAP D'AGDE ALORS QU'ILS FAISAIENT EFFECTIVEMENT UN BARBECUE A QUINZE HEURES.
AUCUNE VIOLENCE N'A EU LIEU, NI MÊME AUCUNE IMPOLITESSE.
ILS ONT JUSTE ÉTÉ CONFRONTE A L'INTOLÉRANCE DE CERTAINES PERSONNES EN VACANCES NE SACHANT SE DÉTENDRE ET PREFERANT CHERCHER QUERELLE PLUTOT QUE DISCUSSION. C'EST NUL, MAIS C'EST BON DE SE LACHER AINSI.
SEULE VRAIE PHOTO: LE PÈRE DE TOUS LES MAUX...






Friday, 12 September 2008

Tu es trop loin, mon cœur trop proche


Découvrez Grand National!


Tu es allongé à mes côtés. Je sens la chaleur de ton corps.

Je te regarde. Tu dors déjà. Tu es en position fœtale. C’est marrant, un grand garçon comme toi. Tu m’as dit qu’on allait être bien ici tous les deux. On est bien. Je te regarde. Tu es beau. Tu dors bien. Ta peau est lisse. Quelques tâches de soleil sur le dos. J’ai envie de te caresser.

Mon bras effleure le tien. Tu dors profondément. Je regarde tes cheveux, je regarde ton dos, je regarde tes fesses, je regarde tes jambes. Je regarde ton corps. J’approche mes lèvres de ton épaule, je t’embrasse. Tu ne bouges pas. Tu dors. Tu dors bien. J’aimerais te donner du plaisir. J’ai envie d'effleurer ton dos, passer le long de ta colonne, que mes doigts t’apportent ce petit frémissement de plaisir. Je te désire. Je veux te sentir contre moi. Je suis tout proche, mais très loin. La nuit laisse rêveur. J’ai envie de toi. Tu es loin. Je ne veux pas te faire mal. J’appréhende mes gestes. Je ne veux pas te faire mal. Juste envie de t’aimer. Je me rapproche, mes jambes touchent tes jambes, ma main sur ton bras, je baise ton dos. Tu ne bouges pas. Peut être rêves tu, peut être me sens tu, peut être me veux tu, peut être me fuis tu. Je te regarde. Tu dors bien. Tu es là, nu à mes côtés. Tu es beau. Je te sens. Je te veux. Je te veux. Hélas, je ne peux te toucher. Tu es trop loin, trop loin. Mon cœur trop proche.

Monday, 7 July 2008

TODAY WE ARE ALL BRITISH... JULY 7 2008


3 ans. C'était il y a 3 ans. Trois ans que Londres a été la cible d'attaques terroristes.
Je me rappelle de ce jour, de ce que je faisais lorsque j'ai entendu la nouvelle sur France Inter. Un jour chaud, très chaud, un jour triste, très triste.
Immédiatement j'ai pensé à mon cousin qui travaillait alors dans la City.
Je n'ai pas envie d'écrire des lignes et des lignes.
Juste envie de me souvenir, de commémorer.
Juste envie de réaffirmer ma fierté d'être Britannique.
Juste envie de témoigner ma sympathie envers mon pays et mes compatriotes.
Juste envie de redire: ENGLAND: 1 - TERROR: 0

En lien: l'image tristement symbolique des attentats de Londres; l'ex pompier Paul Dadge qui s'est immédiatement porté volontaire et a sauvé cette jeune femme.

Une compilation de photos et une chanson écrite le jour même.



Monday, 16 June 2008

English summer rain

I am well conscious that most of my readers cannot read English, I am even more conscious that the quality of my written English is next to none.
But I really feel like trying this novelty. My English worsens, and I am feeling an urge to go back to England.





Before I start, quick peep at the lyrics of this song by Placebo,

Always stays the same, nothing ever changes,

Yes, I could say that is my life just now…

English summer rain seems to last for ages.

Same in Limoges… that’s a pity because it doesn’t look as nice

I’m in the basement, you’re in the sky,

Guess that’s a true statement, you must be up there somewhere waiting for me...

Next please…

Cool atmosphere here tonight, despite the fact I am feeling a bit miserable... Sorry... But good lights, good sound, and most of all, a wonderful pot of tea!

I've been waiting for it all day!

It's been pissing it down with rain all day!
The sky is dark, and of course, it's still raining! I really hate, loath and detest rain!

Except in some circumstances...

..."Forties, Dogger, Fisher; North West backing South 4 or 5- showers good, then moderate". BBC radio 4's shipping forecast. I absolutely love it! It gives me this great conqueror feeling, a 1900 captain, steaming ahead, heading for far land... I really love listening to France Inter's Météo Marine too, the French version of the shipping forecast. Especially while driving at sunset under chaotic showers... In my subconscious, I must become captain Tom, fighting stormy weather and a rough sea... Strange how old dreams seem to stay secretly alive...

…real summer rain, the country side, in France, the smell of rain on dry grass… The yellow and grey sky, thunderstorm, oh I just love it!


...Walking back from work. Pouring down... again!
I can see the city of London under the rain... people like me, walking with their brollies opened, walking towards the tube stations and bus stops. I can smell that typical underground fragrance. I know it's weird, nobody likes it. Not even me actually, but tonight, I do.

People hopping on a double decker, up to the top deck, it's cramped, the heaters are on, another peculiar smell. Girls dressed in skirts, boys in suits. MP3 players, books and papers... The windows are covered with condensation, kids draw stuff with their fingers. I miss England, my second motherland, or could it be my single fatherland?

Back to life, I'm on a tatty trolleybus. I wander in my dreams again... someone I love expecting me back home, lights on, nice music, a cuddle, a cuppa...

Here I am, back home, three floors, and here's my cat. As usual, he's done f*ck all today! I put the kettle on and wait for my tea to brew... I'm going to love it!

Quite a crap piece of text... but, well, I'm pleased I wrote something, I am genuinely going through all these feelings...

Probably forgetting one...



I am in a desperate need of a shag!

Saturday, 14 June 2008

Je ressens...

Je monte,
Je vis,
Je ris,
Je tombe,
Je pense,
Je doute,
Je pleure,
Je souris,
Je regarde,
Je vois,

Je ressens,
Je sens,
Je remonte,
Je revis,
Je ne sais pas,
Je me pose des questions,
Je retombe,
Je vis,




Encore je vis,
Je ris,
Je monte,
Je pleure,
Je partage,
Je ressens,

J'aime

Encore,
Depuis longtemps,
Je cherche,
Je doute,
J'ai peur,
Je veux,
Je m'emporte,
Je me contiens,
Je m'efforce,
Je veux,






Nouveau

J'y crois

Je l'aime







Hey, I'm just feeling a bit down at the moment... a bit stressed by what I'm about to discover at work... cheer up!
All pics by me.

Music to accompany...



Ok then, you need cheering up after all this, well that's the kind of chilling out music you need!