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Wednesday, 5 May 2010

MAI 2012



Mai 2012.

Comme l'an dernier, l'A20 est recouverte de 20 centimètres de neige. La circulation est moyennement praticable. Mais néanmoins la route est peu chargée.

Depuis la crise en Grèce, l'Europe entière a sombré, rapidement, très rapidement. L'euro a disparu au profit d'une nouvelle monnaie. Une rigueur financière s'est emparée de chaque état, dont la gestion financière est à présent fédérale et dont le siège (ou devrais-je dire la capitale) se trouve à Ajaccio. Chaque Etat est créditeur auprès de banques privées. Celles là mêmes qui ont été sauvées par de l'argent public en 2009 de par le monde. Leurs traders ont pris leur revanche et ont réussi à écraser un continent entier. Ce vieux monde, l'Europe. Des États agonisant et dont la survie ne repose que sur le bon vouloir de leurs créditeurs. Des révoltes urbaines et rurales ont bien éclaté en 2011 faisant des milliers de victimes. Mais l'état d'urgence a été décrété dans l'Union Européenne, le berceau de la démocratie et de l'Etat providence s'est transformé en une immense dictature contrôlée par l'armée. Les grands fondateurs de la communauté d'après guerre doivent se retourner dans leur tombe. L'armée... payée non plus par les Etats mais par la banque J.V.ABINLAGU (Je Vous Ai Bien Niqué LA GUeule, NDLR). En effet, depuis le traité instituant la mort de l'Union Européenne et instituant la création du Federal Western Old Continent Brankruptcy Zone (FWOCBZ), les forces armées ont été privatisées. FWOCBZ, un acronyme de plus qui ne veut rien dire. L'école publique telle que nous la connaissions n'existe plus. Tout a été privatisé. La scolarité traditionnelle réservée aux quelques élites restantes est taxée en plus des frais de scolarité exorbitants. Le reste est formé jusqu'à l'âge de dix ans, des bribes contorsionnées du B-A-BA et du calcul, l'objectif non affiché de former un peuple dénué de sens critique. L'Europe sociale s'est transformée en prison ultralibérale, dont la Terre n'avait dans son histoire pas connue de pareil "laissez faire économique". Le paquet de cigarette coûte 26782 Sarkomerk, la nouvelle monnaie, avoisinant 15 euros. Les hôpitaux, qui appartiennent désormais à la banque KREVOPLUVIT (branche Irlandaise de la JV) refusent de soigner les fumeurs, mêmes ceux prêts à payer. Ceux prêts à payer... En reste t-il vraiment? Les salaires ont baisé d'environ 50%. De mes 1900 euros je suis passé à 1,428 million de Sarkomerk, 800 euros primes comprises, une illusion d'être millionnaire... D'ailleurs c'était le principal argumentaire des politiques ayant décidé de la cession de l'UE à la CB, (Central Bank, qui a pris le contrôle du FMI en février 2011) "avec notre plan de sauvetage, vous deviendrez tous millionnaires!". Le nom de Sarkomerk a été choisi par la CB pour remercier les deux grands d'Europe qui ont cédé en dernier et à qui il a été offert pour chacun un Golden Parachute de 9 milliards d'Euros. Un Etat en début de XXIè siècle se gère comme une entreprise privée. La Grande Bretagne s'est vendue à la CB deux mois après les résultats dénués de sens des élections législatives de 2010, c'était le deuxième pays de l'UE après la Grèce.

La moitié de mon traitement est prise en compte pour le calcul d'une hypothétique pension qui s'élèverait à 20% de la partie ouvrant droit à pension, soit 142837 Sarkomerk... Comme avant je suis encore imposable sur l'ensemble... Mais un mois de salaire par an ne suffit par pour rembourser le grand crédit fédéral (c'est son nom... ridicule je sais) , aussi mon impôt sur le revenu s'élève à 3800 euros, soit 6,78 millions de Sarkomerk.

La neige n'est pas dégagée, les services autoroutiers ont été réduits à moins que rien, sur ce tronçon fréquemment enneigé d'une centaine de kilomètres, seule deux chasses neige sont en état de marche. Les stocks de sels constitués au coup par coup. Depuis le dérèglement climatique, les cours du sel avoisinent en valeur relative les cours pratiqués à l'époque de la Gabelle et ceux de l'énergie se sont envolés.
La semaine dernière, nous étions frappé par la canicule, 30°C en moyenne en France. Les bords de la Vienne étaient bondés de monde. Les gens restent sur place. Ils ne peuvent plus voyager.
L'espace aérien Européen est mort, les transatlantiques d'antan ont repris du service bien que 3 des 4 lignes Europe - US vont être supprimées faute de clients. Ceux qui le pouvaient ont déjà fui. Il existe néanmoins quelques grands ports en Europe, Le Havre, Liverpool, Hambourg, etc... Tous sont protégés, l'accès est restreint.

Les éruptions de l' Eyjafjöll sont quotidiennes et l'Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand prévoit une reprise d'activité de la Chaîne des Puys... Personne ne s'en émeut vraiment, ceux qui le pouvaient ont fui quand le bouclier fiscal a été abrogé. Considérant qu'ils payaient trop et au vues des menaces naturelles et économiques ils ont pris les premiers vols commercialisés par Virgin North Star Express pour se réfugier dans la station spatiale appartenant à un consortium Virgin J.V.ABINLAGU. Les autres se savent condamnés. Et plutôt que d'attendre tristement la mort dans ce monde morose, les esprits des communautés d'avant renaissent. Bals, repas, solidarité de village. L'Europe est mal, mais la Terre entière meurt. Les dérèglements climatiques et les caprices de la géosphère font de cette planète un endroit hostile. Depuis 2010 il ne se déroule pas un mois sans un séisme ou tsunami de grande ampleur.
Le littoral Européen est considéré comme zone de non droit. Des barbelets ont été installés ainsi qu'une CCTV (Closed circuit television). Des rondes régulières d'agents de sécurité arpentent nos côtes. C'est pour notre sécurité, des zones noires disent ils, dans lesquelles il est dangeureux de s'aventurer. Et dangereuses. Et pourtant, il n'y a pas si longtemps, on pouvait marcher amoureux sur les plages de sable fin, main dans la main, les pieds dans l'eau, et apprécier au large un coucher de soleil orangé.

Les Etats sont morts. La Terre se meurt. Les gens se tuent. L'homme est un loup pour l'homme... Une fois de plus, l'homme le démontre.

Et si les Mayas avaient raisons. Si la Terre s'éteignait dans 7 mois.Plus que jamais il faut alors profiter de chaque seconde. Apprécier le vrai. Les sensations. L'amour. Le monde va mal.

Regarder les infos, regarder le monde fait peur, déprime. Profitons de chaque instant. Si biensûr rien ne se passera comme ci-dessus, les prochaines décennies ne seront certainement pas des plus glorieuses...

Illustration: "La fin du Monde" Gao 2006
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Sunday, 14 February 2010

D'une saint Valentin à l'autre...



Installé sur le parking d'un supermarché, un grossiste en fleurs est installé depuis sept heures du matin dans un vieux camion frigorifique. Il fait froid, mais malgré tout, un flux constant de clients ce dimanche matin. Le premier client, un jeune homme avec une poussette, puis d'autres, des jeunes, des plus vieux. Dimanche, des fleurs... Non, pas la Toussaint, mais le quatorze février, paraît que c'est la fête de l'Amour, ce petit puceau de Valentin se donne de l'importance...

La Saint Valentin, encore. Si l'on raisonne comme les féministes sur la journée de la Femme, l'Amour a le droit à sa journée... Doit on en conclure que les 364 autres jours de l'année, adultère et ignorances sont permis dans la mesure où le jour J, le 14 février, ce brave petit Valentin, à l'aide de tous ces partenaires commerciaux va permettre à l'amant de de prouver son amour à l'aimé, et de fait tirer un trait sur les bas du temps passé... Idiotie et arnaque... Mais hélas, c'est le célibataire frustré qui parle et c'est bien moins crédible que quelqu'un d'amoureux (quoi que...).

Certaines attentions valentines sont terriblement sincères et audacieuses, et j'en connais un qui s'est usé la coeur au jeu de la séduction l'an dernier, le jour de la fête de l'Amour. Sans détailler car trop intime, ses initiatives sincères et romantiques avaient été effacées d'un coup par l'absence de répondant et d'Amour de sa désirée... J'en ai encore mal pour lui.

Toutes les fêtes se ressemblent, on est à l'unissons et heureux dans l'environnement festif et propice aux sentiments qui parfois renaissent ou s'amplifient, rarement disparaissent. L'éloignement ou l'effacement, c'est les jours d'après... Noël, premier de l'an, Saint Valentin, le bloc de sensibleries sentimentalo-mercantiles s'estompe. Les jours s'allongent, le printemps va arriver, et avec lui la bataille d'expression de nos hormones sexuelles et leurs sacs de phéromones qui les accompagnent. Miam, miam!... Et chacun d'aller de branche en branche, pour son amour, l'approfondi, le cultiver, le graver. Ou au contraire, d'arbre en arbre, l'éloignement et la rupture car le nectar de la fleur d'à côté est plus sucré, le bourgeon plus coloré.

Uhmmm que j'ai hâte de sentir ces odeurs printanières et estivales...

Bon pour nous autres célibataires... La bonne période va arriver? Si une telle période existe vraiment... (soupire). La rencontre décisive peut-être? Ou le sacro-saint papillonnement sexuel... qui perdure, lui, toute l'année (le changement climatique... il n'y a plus de saisons... personne ne peut l'ignorer de nos jours).

Bref, cette année comme l'an dernier, je suis seul aujourd'hui. De l'amyotrophie de mes fessiers à une lipolyse abdominale avortée, mes vêtements ne laissent transparaître de mon corps plus aucune forme. Mon esprit plus enfumé que jamais sombre peu à peu dans l'indifférence la plus totale au regard de mes échecs affectifs. Très bon tout ça! On me rétorquera que c'est quand on s'y attend le moins que... Ouais, ouais, on connaît tous la chanson. M'en fous! L'aigreur s'installe en moi, et finalement je commence à l'aimer. Tout comme le goût de ces petites cerises sauvages aigres et acides que j'adore. Mon cynisme s'accroît et remplace ces faux espoirs que mon cerveau persiste à impulser en moi, même quand je ne veux pas. Qui vivra verra...

Seul, j'ai quand même envie d'embrasser pour l'occasion ce garçon à qui je n'exprimerai jamais, car trop secret, la profondeur de mon amour par respect pour lui et ses sentiments. Je ne veux pas lui faire de mal, il restera flou pour le lecteur et net dans mon coeur. Ce jeune homme qui me procure ce sentiment électrisant de plaisir à chacun de ses regards et de ses sourires, et à qui je souhaite vraiment de rencontrer cet Amour dont il rêve un peu chaque jour.

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Monday, 8 February 2010

L'union sacrée du dialogue anachronique de deux "amantes" musicales

Il y a des moments où la vie est riche de découvertes musicales. Je cherche sans arrêt, trouve, ou pas. Peu importe. Mais là, j'en ai deux, deux chansons que je trouve absolument sublimes et qui donnent, à l'écoute détaillée des paroles, une impression de dialogue... Un genre de réponse à l'autre. Quelques années d'écart séparent ces titres, découvertes en même temps, dans un contexte plutôt favorable, cette subtile originalité méritait bien publication.

Donc, le plus simple... Que je mette les chansons et les paroles (que je ne traduirai pas parce qu'il est tard et que demain j'ai un gros audit qui m'attend), et que chacun, par ses prouesses en anglais se fasse une idée...

Première chanson: la personne qui ne peut oublier quelqu'un et attend désespérément de ses nouvelles en sachant très bien que... ben non, il n'y aura pas de nouvelles... Rythme un peu lourd, on sent la douleur... Mesdames et Messieurs, please welcome Blakroc featuring Nikki Wray in Why can't I forget him! Le titre parle de lui même!...



I got the song
Knock out everyone
'Cause I'm down here
I need you
But we're through
And you don't come around, do you?
Tried to be cool, actin' a fool, waitin' around
For a phone but I don't hear a sound

Things don't change, they stay the same
If you let 'em
He's on my mind, 'bout all the time
Why can't I forget him?
Why can't I forget him?

The city streets
Won't let me sleep
'Cause everybody's watchin' me
Rather be dead than
Face was ahead
Stranded out on the street
Tried to be cool, actin' a fool, waitin' around
For the phone but I don't hear a sound

Things don't change, they stay the same
If you let 'em
He's on my mind, 'bout all the time
Why can't I forget him?
Why can't I forget him?
Things don't change, they stay the same
If you let 'em
He's on my mind, 'bout all the time
Why can't I forget him?
Why can't I forget him?

Et la deuxième chanson, pas vraiment une réponse, mais il faut imaginer la personne en face penser tout fort ce qu'elle dit! Magique! Elle, elle dit, OK, restons amis, mais c'est fini passe à autre chose... A force de m'étouffer et de me courir après, je vais m'éloigner encore plus! La vie quoi! Ladies and gentlemen, boys and girls, I am happy to introduce you to Belleruche with their Northern Girls! (Mention spéciale, elle est compatriote, et ça! C'est un plus!)



Keep on telling you
Keep trying to get through
That big old head
Seems to be wasted breath

What more can I say
I'm not in love with you
Let it go let it go
And I'll be kind to you

I tried the simple things
Didn't return your calls
I was busy every day
Never any time at all

But you needed a bigger clue
I got town 'cause I didn't want to hurt you
But you keep pushing, keep pushing me away

You keep on hounding me
Keep on finding me
You keep on trying me
I can't get away

You keep on hounding me
Keep on finding me
You keep on trying me
I can't get away

Tried to be a friend
Wasn't out to offend
Well I love being with you
Suppose that why you got confused

I thought that we made it clear
I was never to change my mind
You've become so precious dear
But you've got to leave this behind

One day I hope you find
Someone who loves you too
So you'll let me be
And you'll forget you've ever had

A bruised and broken heart
That can't forgive and can't forget
Driving us both spare and mad
Well you're driving me away

You keep on hounding me
Keep on finding me
You keep on trying me
I can't get away

You keep on hounding me
Keep on finding me
You keep on trying me
I can't get away

Keep trying to get closer
Keep trying to get a hold of
Keep on trying, you're driving me away
Keep trying to get closer
Keep trying to get a hold of
Keep on trying, you're driving me away
Oh you're driving me away

You keep on hounding me
Keep on finding me
You keep on trying me
I can't get away

You keep on hounding me
Keep on finding me
You keep on trying me
I can't get away

Keep trying to get closer
Keep trying to get a hold of
Keep on trying
You're driving me away

Keep trying to get closer
Keep trying to get a hold of
Keep on trying
You're driving me away
Oh, you're driving me away

Erm... voilà. Tout le monde revivra certainement ces moments d'un côté ou de l'autre, parce qu'on a tous été bourreau des cœurs un jour ou l'autre, ou victime de bourreau...

Enjoy!

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Monday, 18 January 2010

Le travail... la santé?

Dur le réveil ce matin après une semaine de vacances (un peu cafardeuse néanmoins, cf. le post précédent), je serais bien resté dans les bras de Morphée. Hélas... Non, il a fallu sortir, affronter moins un degré Celsius pour retourner au taff. Motivation cependant, j'ai plus un rond, donc aller travailler donne au moins cette bonne conscience d'aller ramasser quelques Kopecks.
Trajet routinier, du givre... Que la campagne Haut Viennoise est belle sous cette fine couche blanche et argentée. Je suis obligé de l'admettre.

Première personne croisée, mon p'tit gars des loups, discussion brève mais sympathique. Je me change, traverse le couloir et le lave botte et c'est parti pour une folle journée! Accueil chambrantJustifier et chaleureux de mes amis les tueurs et de mes collègues. Et je prends mon poste, je remplace ma collègue à l'inspection des agneaux et là... et là!... Et là... Je découvre que un de nos outils de travail a été modifié, non changé carrément. La sacro sainte estampille! Oui! Nous avons mis en service les nouvelles estampilles, ce gros tampon en bronze qui sert à marquer les carcasses aptes à être consommées par ce loup qu'est l'Homme!

Alors en soi, ça change rien du tout. Ça reste une opération super chiante et pas terriblement stimulante intellectuellement. Mais outre le fait que le marquage est beaucoup lisible et plus net, j'avais envie de partager avec tout le monde l'ergonomie du manche de cette nouvelle estampille.
La prise en main est beaucoup plus confortable, l'opération plus agréable... Son poids est parfait, ni trop lourde, ni trop légère.

Je pense que les photos suivantes témoigneront elles mêmes du design pratique et esthétique de ces nouvelles estampilles! Et me dispenseront de plus amples descriptions...






Monday, 11 January 2010

Cos you loved my smile...




So you love my smile
De cet univers virtuel tu apparus
De mot en mot, les battements de cœur
Chaque jour de plus en plus fort
Les rêves chaque fois plus beaux
And I love your smile
Au centre
So you love my smile
Village désert, d'une image à un visage
Tu es apparu vivant, sourires et tendresses
Des chrysalides aux papillons
Émotions et pudeur
Premiers baisers
And I love your smile

So you love my smile
Des doutes, tes papillons se perdent
Ton charme qui chaque jour me séduit
Se revoir, sous la neige, nos rêves
Le rêve, les mots,
L'envie de te toucher
Nouveaux, les maux

And I see you leave
Our dreams
Impossible to achieve
Cos you loved my smile

And I love your smile
More than you know




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Sunday, 3 January 2010

Farewell the naughties, welcome the teenies...




Comment appeler ces dix dernières années? En anglais dans le texte, ça donne les naughties. De zéro à dix, ou les vilaines... Et on entre dans les teenies. De 10 à 20. Nouvelle décennie. Celle de la trentaine pour moi, avec l'esprit légèrement teeny j'espère!

Dix ans déjà. Dix ans que j'habite plus chez papa et maman, dix ans que j'ai le permis. Dix ans, quelques villes: Aurillac, Poitiers, Lyon, Limoges... Dix ans du passage de l'adolescent au monsieur (hmmm.... mouais). Dix ans.

Dix ans où, honnêtement; je me suis bien amusé. La vie d'étudiant, les soirées, la fête, les études. Oui, oui, même le plaisir d'étudier. Les heures passées à la BU de la fac de sciences de Poitiers. Avec du recul, c'était un plaisir.

La rencontre de gens formidables dont certains sont devenus mes amis. Ils se reconnaitront.

La rencontre de l'Amour, le vrai, la douleur de ruptures. L'introspection, les changements.

La rencontre de la perte de proches, de pères. La découverte du deuil.

Dix ans à me construire un peu, étudier, apprendre un métier, trouver du boulot.

Dix ans à me découvrir, me transformer, me retrouver.

Belle construction...

Des ambitions, des envies pour... Dix ans après se lever tous les matins très tôt pour aller estampiller des carcasses. Quel plaisir!

De l'introspection, des reflexions pour... Dix ans après me lever seul tous les matins. Quel plaisir!

Un amer goût d'inachevé après cette période. La sensation d'avoir tout fait bien et d'avoir raté la dernière marche. L'impression d'avoir tout bien fait jusqu'à la fin, et de chuter les deux dernières années. Je maudis 2009.

Le terrain est acquis, les fondations coulées. Je me connais désormais. Je vais bâtir. Les échecs, il y en aura d'autres. Je pars serein. Cette décennie sera bien. Je l'espère, je le souhaite.

Les premiers instants, les premières envies. L'amour. Je le veux, je l'aurais. Un combat, je suis un homme maintenant.

Happy new year!


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Wednesday, 14 October 2009

"C'est fini çà!"... J'espère pas!



"Ouais mais Thomas, toi t'es un romantique! Tu ne trouveras jamais quelqu'un "comme ça", c'est fini ça! T'es trop innocent..."
Ah, bon, tant pis. Une des conclusions d'une conversation avec un ami sur ce thème vertigineux de l'Amour, des rencontres échouées et du célibat à la fin de cette belle décennie qu'est la vingtaine...

Le "comme çà"...

Je dois m'expliquer je pense. Aimer. Déjà en soi c'est difficile à définir, très. Donc, je fais appel à mon ami Larousse: "Éprouver une inclination très vive fondée à la fois sur la tendresse et l'attirance physique; être amoureux de". Ouais, OK, je suis d'accord... Tendresse et attirance physique... Pour moi c'est pas suffisant, un plan d'un soir peut me l'apporter, je ne suis pas amoureux pour autant. Et l'Amour alors? D'après Larousse on retrouve les mots tendresse et attirance physique mais avec un petit nouveau, qui est une évidence même pour les plus réfractaires à l'Amour: les sentiments! Ces abstractions qui nourrissent nos quotidiens de bonheur ou de peine. Donc là, je suis plutôt d'accord. Et jusque là, le "comme çà" ne signifie rien de particulier en fin de compte.
Mais les sentiments sont d'une rare complexité et d'une diversité extraordinaire. Et chacun se définit lui même ses sensations, ses vibrations, ses sentiments. Chacun porte une importance à tel ou tel ressenti, et donc éprouve un sentiment différent à chacun d'entre eux (pas très claire cette phrase...). Ou non, je me trompe peut être, chaque ressenti est un sentiment à qui chacun attribue une importance qui lui est propre. Bref, je pense que je me lance dans quelque chose d'interminable sur la description des sentiments et des interprétations de chacun, ce que je n'ai pas envie de faire et surtout, j'en suis absolument incapable. Mais... Ces mots que mon ami m'a dit...

Le Romantisme...

D'après le Larousse (j'enlève le volet littéraire), c'est le caractère, le comportement d'une personne romantique, c'est à dire qui invite à la rêverie et à l'émotion, gouvernée par sa sensibilité. Là c'est joli! Mais abstrait! Ça me plaît!
Il est vrai, je suis un garçon sensible et chaque détail compte. Et surtout le détail, mais ce détail est de nature variée. Un regard charmeur, une gène, un détail vestimentaire, une attitude, une parole, une geste, un mot gratté sur un papier, un air de musique joué, un talent artistique, un détail quelconque en fait. Peut-être qu'un détail a plus d'importance, une sensibilité partagée pour plusieurs choses, et peut être le goût du détail. La sensibilité, j'aime çà (mais pas la sensiblerie). Ce n'est donc pas un détail...
Il y a une chanson que j'aime beaucoup, qui, à l'audition n'est pas la chanson d'amour type en fait. Mais ses paroles, aussi banales qu'elles sont, transpirent pour moi la sensibilité de l'auteur et me plaisent. Non ce n'est pas la musique du lecteur...


Quelques phrases commentées...

"If it's on, it's on for good coz when it's gone it's gone for good"
No second chance mate! J'aime la passion, j'aime l'amour. Et s'il part, c'est pour toujours. Rien d'extraordinaire en fait, c'est peut être juste la voix qui m'a donné envie de mettre cette phrase.

"If you stayed over, I'd make it so sweet"
Ça c'est une phrase que j'aimerais dire vraiment à cette personne qui saura me faire vibrer. Cette envie de dire que si tu restes, le plaisir que ça m'apportera me fera faire tout ce qui est en mon possible pour te rendre heureux, absolument tout!Et le dire, j'en rêve, et j'espère qu'une pudeur naturelle ne m'inhibera pas. Mais c'est aussi une des phrase que j'adorerais entendre un jour de la part de cette même personne. Qu'il existe cette réciprocité sentimentale, profonde et sensible. Un rêve, très certainement...

"I'd make you remember from your head to your feet"
C'est celle que je préfère! Une decription fine et concise d'une nuit d'amour tendre et enragée. Ces nuits où deux corps ne deviennent qu'un, ces nuits où chacun dévore le corps de l'autre, ces nuits où l'on s'endort à deux l'un contre l'autre, ces matins où l'on se réveille dans la même position... Une vraie nuit d'amour, une nuit de tendresse, une nuit où les corps sont en fusion. Se réveiller le matin sans avoir bougé de la nuit, c'est rare, mais qu'est ce que c'est bon!

"If you go now babe, we'll never know how it ends"
J'ai une interprétation très personnelle de cette phrase. C'est pour moi comme ces rencontres magiques que sont les coups de foudre! [Oui j'y crois! Et j'espère bien y croire jusqu'à la fin de ma vie, j'espère vivre un coup de foudre à chacun des battements de mon coeur avec ce garçon, celui à qui je chanterai la chanson (dans ma tête évidemment!)]. Il faut saisir le coup de foudre! Il ne se présente pas souvent, par conséquent il faut faire fi de toutes les contraintes, et tout donner! Qui ne tente rien n'a rien, et passer à côté d'une belle histoire pour des conneries c'est quand même dommage. Puis si ça plante, on se relève! Facile à dire... mais... Mais rester sans savoir, sans tenter, sans réponse, dans l'expectative, dans l'attente, dans l'illusion, dans le désir, c'est bien plus destructeur, bien plus blessant qu'une... veste!

L'innocence

Je pense que je la préfère même au romantisme. L'innocence se perd chaque jour. Et je ne pense pas l'être naïvement. Mais j'aime à croire que quelque part sur cette belle planète, quelqu'un a les mêmes ressentis et sentiments que moi à ces sujets. Pas quelqu'un d'innocent pour autant . L'innocence absolue, c'est l'absence de vécu, ou alors un amnésisme profond qui empêche de bâtir ce temple qu'est l'expérience. Mon temple se bâtit, je suis encore jeune, j'ai vécu des choses, et je continue d'en vivre. L'expérience m'a endurci, m'a rendu plus prudent, plus méfiant peut-être. Mais j'espère qu'elle ne m'enlèvera jamais cette innocence qu'il me reste et qui me permet de rêver d'une certaine manière à cet idéal romantico-sensible.

"Make it good"

Je suis à peu près certain que le "comme çà" n'est toujours pas très clair, il ne l'est peut-être pas à mes yeux non plus, ou en tout cas, j'ai du mal à définir chaque sentiment de ce "comme çà".
J'aime les gens sensibles, j'aime les détails, les attentions. J'espère que les gens "comme çà" existent encore, mais j'en suis persuadé. J'espère que les expériences de chacun, aussi dures soient elles n'effacent pas la part de rêve, d'illusions, d'envies, d'innocence que l'on a tous quelque part en nous. Je souhaite à mon vieux pote, cité au début, de croire en l'Amour et que son cynisme si charmant lui apportera l'âme soeur dont il rêve secrètement. J'espère que ce garçon à qui j'ai donné d'une main tremblotante une page griffonnée arrachée de mon Moleskine saura me lire...



Thursday, 1 October 2009

"T'as couché dans un caniveau?"



Il y a des jours où, comme ça, on a envie d'être excessivement positif, enjoué et enthousiaste. Ce premier jour d'octobre en est un. Et pourtant. Aujourd'hui un marteau-piqueur résonne sans arrêt dans ma boite crânienne, mes paupières sont lourdes, mes jambes engourdies. J'ai bu peut être 7 café depuis ce matin, me suis nourri d'un TWIX, d'une crème dessert, et de gâteaux. Très équilibré.
C'est un jour que l'on appelle assez communément un lendemain de cuite, j'ai mal aux cheveux, je suis fatigué.
Et pour cause... Un apéro très bien arrosé, quelques cacahuètes, et une assurance sans faille que, malgré l'alcool et l'heure tardive je n'éprouverai aucun problème à me lever le lendemain. Oui, oui!

Ils ont bien dû sonner ces trois réveils. A 4h10, 4h16 et 4h27... Mais, je ne les ai pas entendu. Un rayon de soleil, j'ouvre les yeux et me dit "euh... je crois que je suis à la bourre...". Je me retourne, prend mon portable pour regarder l'heure: 9h02... Ah... Oui... Je suis à la bourre... Très à la bourre...
Du coup je m'habille, ne prend pas le temps de me laver, de manger, de boire un café, je file. Sortie d'agglomération, du monde, beaucoup plus qu'à 5h00, autoroute, et arrivée au paradis: l'abattoir! Encore lui!

Les gars sont en pause, ils sont assis sur les marche en train de fumer. En voyant passer ma voiture, il m'acclament et me montrent leurs montres. Oui, je suis en retard. Je le sais les gars!
Je sors de la voiture: ces braves tueurs dehors me disent bonjour et se foutent de moi. "T'as encore trop pris hier soir!", "T'as couché dans un caniveau?", etc. Très affectueux en fait. Ils sont tous mort de rire. Je me change, et je réalise que je suis parti tellement vite que j'ai oublié mes clopes. Je traverse le couloir pour aller jusqu'au réfectoire pour prendre un café. Et là, j'ai carrément le droit à des applaudissements. Crevé, je suis mort de rire. Ils me chambrent. Le chef de chaîne me propose des cachets tout en rigolant.
Je me bats désespérément contre un distributeur qui ne veut pas ma pièce de deux euros. Ils me regardent tous, je suis un objet de spectacle. J'essaie d'être plus malin, je vais mettre ma pièce dans l'autre distributeur et faire de la monnaie. Très fier, je m'approche de la machine et glisse ma pièce dans la fente. Mais là... je réalise qu'il n'y a pas de bouton de retour de monnaie... Échec mémorable, mon public se fout de ma gueule. Un d'entre eux se propose de me payer un café. C'est mignon comme tout. Je ressors, je veux une clope! Je croise des fumeurs dans les vestiaires et je demande si quelqu'un veut bien me dépanner d'une clope: j'ai eu le choix de 5 ou 6 marques de cigarettes! Et l'un d'entre eux m'a même dit: "Si tu en veux, tu te sers dans mon placard, y'a pas de soucis!". C'est pas gentil ça?
Ils ont continué le reste de la matinée (très courte du reste) à me chambrer...
Et là, je me dis... Je les aime bien quand même ces mecs! Certes il n'y a pas un jour où je ne pense pas à déménager, muter, sortir de l'abattoir! Mais... Ces braves gars qui sont ultra lourds par moments, un peu râleurs quand on leur demande quelque chose, un peu moqueurs vis à vis des emplois du temps de nous autres aux services vétérinaires, ben c'est quand même des mecs sympas. Je me sentais comme intégré à une équipe qui n'est pas vraiment la mienne, accepté et protégé. C'est bidon, mais c'est ce que je ressentais. Et quelque part, le jour où je partirai, ils vont me manquer quand même. Ils font un boulot difficile, sont pas tous très fins, mais finalement c'est des personnes assez entières, qu'on ne peut mépriser.
En tout cas, j'ai passé une bonne journée, la torpeur de l'alcool ingéré est passée, sans doute grâce à ces bons vieux tueurs. Merci à eux.


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Thursday, 10 September 2009

Le chemin du retour

Reprise douloureuse du chemin du boulot... Le réveil à 4 heures, le chat qui me regarde appuyer les yeux fermés sur le "repeat" du réveil pour grapiller 5 minutes de sommeil et qui est prêt à me bondir dessus si je ne me dépêche pas, la route jusqu'à Bessines avec Archive, Morcheeba ou autre chose à fond, le vestiaire à chercher une blouse et un pantalon propres, la routine du boulot... Quelle horreur. Cauchemar. Cette année plus que l'an dernier. J'avais plus à apprendre, à découvrir... En un an je me suis habitué à l'abattoir, plus de crainte de faire une connerie sur chaîne (ça arrive encore mais je m'en fous), détachement plus marqué. Les vacances m'ont emmené loin. Très loin. Reprise d'une vie normale... Sommeil normal et pas dérangé, socialement actif, amis, famille, découverte. STOP! C'est fini!
Retour au charbon. Les collègues, les horaires... Les horaires... Putain que je le les déteste ceux là! J'en ai même créé un groupe sur facebook!!!! L'horreur! Et demain vendredi c'est pire! Il faut se lever encore plus tôt!
J'admire ceux qui arrivent à vivre ces horaires des années et à s'en satisfaire! Moi j'en peux plus!
L'argument mainte fois entendu de "ouais, mais c'est vachement cool! T'as tes après midi de libres! C'est vachement bien!"... Non merci! Je suis en zombie, amorphe, paresseux, inerte, mort!
J'ai du mal à me concentrer, à m'intéresser... Cela chez moi et au boulot... Je suis ailleurs... Un univers inconnu. Très loin. Dont les frontières ne sont pas très nettes. Je veux repartir. Jamais je n'ai eu l'impression d'être aussi peu épanoui. Je m'ennuie!
Vivement la mutation! Vivement que je demande! Vivement que ce soit accepté! Vivement que je dégage de là! De l'air! De l'air! Un bon 8h midi, 14h - 18h... Allez boire une bière en sortant du taff, peut-être même aller faire du sport! Oui, oui! Du sport!
Bref... La galère de quelqu'un qui rentre de vacances... Les impôts, le boulot...

A chaque fois que je quitte l'Auvergne (je n'y ai passé que quelques jours cet été mais c'était bon quand même), je regarde disparaître le Puy De Dôme dans mon rétro, et en ai presque une larme aux yeux... Et de retrouver ma vie limougeaude (un grand néant) m'a donné envie de ressortir une compile de photos que j'avais réalisée un soir de gros cafard....



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Tuesday, 4 August 2009

HOMOSTROLOGY... Part 1: Généralités

Le ridicule ne tue pas, donc je me lance et je balance. Vague à l'âme, solitude, ennui... J'ai envie d'être amoureux. Oui, oui. Comme dit un de mes amis, c'est par phases en ce qui me concerne et ça ne dure jamais bien longtemps. Le passé lui donne raison. Hélas. Mais bon... Sans prendre trop au sérieux mes envies, je me suis amusé à rechercher des horoscopes... Superstition, besoin d'aide... Je ne sais pas pourquoi, mais en tout cas je suis tombé sur un site assez marrant (même s'il se présente de manière très sérieuse), consacrée à l'astrologie des GAY. Légèrement concerné, je me suis dit, ben... "Why Not?"... Si les prédictions sont aussi justes que celles de Télépoche, Fémina, La Montagne, Télé7jours, et j'en passe... C'est à dire, fausses... Les caractéristiques de l'Homme Balance décrites recèlent de certaines vérités.... Analyse textuelle de morceaux choisis.

Au fait... Vu l'orthographe du titre HOMOSTROLGY (sic), la paraphrase est en anglais, mes réponses en français...

The Gay Libra: Who wouldn't want to be you?

Ca commence bien! Bonne introduction à mon narcissisme égocentrique...

Charming, my dear. Yes you. Don't try to deny it, because I know you've looked in a mirror recently. (...)

Mmmm, comme c'est agréable... Oui, j'ai du me regarder dans un mirroir il y a deux heures environ, juste avant ma sieste. Je n'ai pas eu l'occasion d'y retourner...

It's a full length mirror you have, of course. Call it self-restraint if you have only one.

Alors... Non, c'est n'est pas un psyché, je ne vois pas tout mon corps... Mais oui, j'en ai plusieurs. Pour être honnête c'est surtout que ça agrandit un peu les pièces... Je ne passe pas mon temps devant. Quoi que...

Your face and conversation are the delight of the zodiac; you are ruled by the goddess, Venus. (...) You've got a million dollar smile and a laugh that will reduce your prey to a puddle of blushes. Who wouldn't want to be you? It does get difficult, though, to sort through the myriad of evites that practically spam your inbox. Sorting them all out can require some time and strategic thinking, not to mention some good 'ol fashioned hard headed decision making...

Bon alors là, n'exagérons rien. J'aimerais avoir un sourire d'un million de dollar... Mais ce n'est pas quelque chose que je ressens particulièrement. Hélas mon INBOX n'est pas si bien fournie... Que ce soit les officielles ou celles des sites de rencontres. Mais quand elles arrivent à saturation (est-ce déjà arrivé?? ) La stragégie et les prises de décisions difficiles... Ben oui, je suis assez adepte...

Ah! There's the rub. Being situated as you are in the sixth house of the zodiac, Librans teeter at the place where self-hood and society meet: hence, the scales. You prize balance and harmony above all else; nice work if you can get it. Some people think it comes naturally.

Oui c'est vrai, une sorte de recherche de cet idéal mais...

Of course we know that being so calm all the time takes work. It's important to remember that scales, like your feelings, tip back and forth. Nobody can get as annoyed as you at a messy drama queen, but nobody can be so charming about it. You know what to do when she's finished with her rant. You'll put on your most demure Patty Duke and tell her that smiling saves money on bot-ox down the line.

Très vrai et la manière dont c'est illustré ici me fait rire en ce moment (phrase sur la folle). Plusieurs points... "My feelings tip back and forth", pas très déterminé par moments le garçon balance... Il sait pas trop ce qu'il veut! Je me reconnais bien. Pour l'exemple les follasses m'énervent, oui... Et je pense que je serai fort capable de sortir qu'effectivement le fait de sourire fait faire des économies de botox. Je suis parfois (très) blessant, donc aucun mal à imaginer une situation du genre. Et j'ai en mémoire des situations où typiquement le faux calme qui sommeille s'ennerve et balance un pic bien blessant, sur un ton somme toute, constant, et sans prendre la réelle mesure de la blessure infligée. Mélange de caractères versatile et flegmatique, un brin lunatique. La phrase en gras ci dessus résume bien. A ceux que j'ai blessé et que j'aime, je m'excuse très sincèrement. Ils se reconnaîtront. Les autres, ben... Fuck off!


You fight like a... You'd rather not, and please don't make the joke about the broken nail. Haha.

Sans commentaire. Exact.

But why get all mussed over what could easily be resolved the way God intended: while sipping a doppio macchaito.

Non... Tous les garçons balance et homo sont alcooliques et préfèrent régler leurs conflits autour d'un verre? Ça serait trop beau!

Think more Gilmore Girls, less Sopranos. You love to facilitate an insightful debate, just for the educational experience of it. Your ability to deliberate proves you're more than a pretty face. But it can be pretty annoying to your friends, all the time it takes you to get to any kind of conclusion. There's nothing wrong with that. But be careful if the girls (comprendre "the boys" n.d.l.r.) start casting each other knowing looks the next time you've had another change of opinion. They were just saying the other day that you can seem a little insincere sometimes. Don't shoot the messenger. I'm telling you because I don't want you to get hurt.

Gros dossier. Oui, j'aime bien les débats interminables. Les provoquer aussi aussi, je trouve ça sympa et au moins ça lance une conversation. Quitte à avoir des conclusions différents sur des thèmes récurrents et parfois avec la même audience. Alors pourquoi? Quel but à lancer des conversations qui sans consistance et sans suivi seront au final stériles. Je ne sais pas. Peut être pour le plaisir de converser ou alors parfois, selon la conversation un léger désintérêt pour un sujet de meublage auquel je ne prête aucune attention particulière. Et je suis bien conscient que ça peut me jouer des tours (d'ailleurs ça l'a déjà fait). Par contre je pense que c'est un trait de caractère des Balances en général. Je l'ai vu plusieurs fois. (Faut bien se rassurer un peu bordel de merde!). A mettre sur le compte de l'instabilité astrale de la Balance CQFD.

It's not as though something like that would keep you from getting out. You're not the type who can stay up all night with the help of a red bull or two, but that doesn't stop you from being a very social butterfly.

Alors là par contre c'est complètement faux! Ok, depuis que je fais des horaires de merde (travail tôt le matin) j'ai plus de mal à tenir en soirée, mais globalement je suis très couche tard, et au contraire j'aime bien ces nuits interminables de bavardage et abreuvage... Et pas à la Red Bull, j'ai horreur de ça. Ce caractère doit tenir à mon ascendant Lion (j'ai découvert ça il y a peu. D'ailleurs j'avais trouvé un autre site, français, qui décrivait le caractère du garçon balance ascendant lion, et je m'y suis bien retrouvé aussi. Attention à moi, la prochaine étape sera de consulter une voyante... Et moi qui déteste les folles....).

If you didn't socialize, then how could people pay you compliments? Friends make everything better. You work out in a pack, get coffee in with a cadre, and party in a throng. You can work hard/play hard for a while, but when you've decided you're finished you plop down on the duvet and get out the sleeping mask.

Correction ou complément par rapport à mon paragraphe précédent... Oui c'est assez vrai. Tout va bien jusqu'au moment où... Et quand c'est fini, c'est fini, et c'est dodo! N'importe où, à n'importe quelle heure. Nombreux témoins également. Par contre autre réalité. En ce moment, je ne "socialize" pas du tout la faute à mes horaires, et ça m'ennerve.

You demand to be taken care of. And not just by your friends. You need coupling in the love department especially. Try not to be the boy who always needs a man; if he's not right, you'll wear yourself out trying to make him happy and that's not good for anybody. Crying makes the eyes puffy.

Là, je pense qu'il n'y a rien à ajouter. C'est très vrai.

En conclusion, il n'y a rien de vraiment exceptionnel. Ce sont les traits d'un balance ordinnaire. C'est bon de le lire par moment. La deuxième partie ira un peu plus loin dans le narcissisme autoproclamé et vérifié par tous. Le gay balance et l'amour! Encore plus étonnant! Et tellement vrai...

Tuesday, 28 July 2009

"Dis moi Monsieur", Touchante innocence... d'un tripier

Mon métier formidable, encore une fois...
Fin de pause, les tueurs repartent sur la chaîne. Instant de pause, la vraie. Le réfectoire se tarit de bruit quand il repartent. Je bois un café avec une de mes collègues. Banalités d'un été, congés à venir, "où pars-tu, que fais tu?".

Un tripier entre dans la salle. Penaud, il se dirige vers la fontaine, prend un verre d'eau. Il nous regarde. Nous ne lui prêtons pas d'attention particulière et continuons notre conversation.

Comme un enfant qui veut demander quelque chose, il nous fixe, ne tient pas vraiment en place. Presque en levant l'index, il me regarde et me demande tout doucement mais déterminé ("ça y est, je me lance!" a t-il dû se dire): "ouais euh, tu pourras venir me voir en triperie s'te plait??...". Pris au dépourvu... "Euh... oui... Pourquoi?"; "Faut qu'j'te parle de quelque chose...". Ma collègue: "Ben il est là, tu peux lui parler ici...". Sèchement il lui répond: "Non! C'est à lui que j'veux parler...". Très bien, je lui dis que je finis mon café et j'arrive.

On se regarde avec ma collègue... Que me veut ce tripier?? J'angoisse à moitié, il a eu une altercation avec un de ses collègues quelques semaines auparavant... Ai-je maladroitement pris position pour son adversaire? Ou veut-il dénoncer une pratique? Flou, je ne sais pas à quoi m'attendre.

Je prends mon courage à deux mains, je me dirige vers la triperie. Et sans mentir, avec une légère boule au ventre.

Je m'approche de lui, il me regarde, plus à l'aise que dans le réfectoire, mais avec timidité il me demande...

"ouais euh, ma femme elle veut faire véto comme toi, euh... j'voulais savoir, euh...ben, c'ki fallait faire quoi, euh pour faire ça..."

Magnifique et très touchant "faire véto comme toi"!
Explications: Les services vétérinaires sont présents en permanence dans les abattoirs communautaires (j'en suis). Les équipes sont généralement composées d'un docteur vétérinaire, de plusieurs techniciens des services vétérinaires, de contrôleurs sanitaires et éventuellement d'agents vacataires.
Donc... je lui réponds comment... Le concours exige un baccalauréat à minima. Et il faut être honnête, avoir le concours avec le bac, c'est dur... Généralement, un peu plus de bagage aide bien à passer les épreuves et ) être reçu.
Première réponse (classique): il faut passer un concours.
Premère question: "ta femme a le bac?"
Sa réponse: "Ben non, elle a un BEP CAP"
Ah... Comment ne pas heurter? "Ben, ça risque d'être un peu juste pour passer le concours, il y a une école qui prépare au concours, mais le bac est indispensable, même si elle a surement les capacités..." "Ah, bon..." "Puis en plus, quand tu rentres dans la fonction publique tu peux être muté n'importe où... Puis il faut partir en formation à Lyon, etc". Bref, je l'ai quand même orienté sur d'autres concours pour sa femme.

J'ai trouvé très mignon, son approche, et sa timidité, l'innocence d'un enfant presque. Léger sentiment de satisfaction, "il y en a là dedans qui ont un minimum de respect pour nous!".
Léger sentiment de satisfaction vis à vis de ma collègue... "Non! C'est à lui que je veux parler!"
Et pour conclure, il faut vraiment croire que je n'ai rien à envier à mes amis enseignants, et que moi aussi je fais le plus beau métier du monde! Nah!

PS: Parution de la mobilité, aucun poste qui m'interesse, je suis donc obligé de rester... à l'abattoir! Snif!

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Sunday, 18 January 2009

Farewell BM: la bidou mobile part en retraite

Depuis 2001 qu’elle est à mon service, ma deuxième voiture tire sa révérence après avoir parcouru 110000 km à mes côtés (et plus de 265000 dans sa vie).

Ventes aux enchères de bestiaux, vente aux enchères de voitures…

Je l’ai achetée aux enchères à Clermont en 2001. Trois fiesta 1.8L D société, toutes trois immatriculées 87 (ironie…) sont à vendre, ce sont les seuls véhicules du hangar abordables ou dans un état correct. Sur son présentoir, les enchères démarrent, je me refuse à payer plus que l’argus (elle était de 97) et l’obtiens à 18 000F (juste l’argus). Adjugé vendu, le marteau frappe, la voiture ne redémarre pas… Je commence à regretter mon achat.

Le lundi suivant, mon père m’accompagne chercher mon nouveau joujou… Elle démarre à l’aide de câbles, le type nous dit de faire un tour avec pour faire recharger la batterie. Ce que je fais, tout le monde connais cette sensation qu’on a quand on vient d’acheter une nouvelle voiture, vouloir faire des bornes pour le plaisir de conduire. Je suis aux anges. Le soir je suis invité au restaurant dans une zone commerciale de Clermont avec des amis. Je m’y rends tout fier avec ma nouvelle voiture. Sur la route j’ai l’impression de voir l’éclairage faiblir. Illusion me dis-je. Je dine, je rigole, je bois un verre ou deux. Je repars… Enfin j’essaye, elle ne veut pas… Câbles… et en route pour Chateaugay. Derniers kilomètres d’autoroute sans lumières, flippant. L’alternateur est mort. On la confie à Dédé, un ami du pater qui va changer l’alternateur et la couroi de distribution. Gros boulot. Pièces onéreuses, et merci à Dédé peu de main d’œuvre. Je repars à Poitiers avec la voiture de Maman pendant les travaux. Récupération. Cool, elle marche bien.

Au début une succession d’incidents, puis une multitude de souvenirs

Pendant sa première année, des incidents divers et variés se sont succédés : portière conducteur qui s’est démontée, butée de la pédale d’embrayage à changer, pare brise fendu par la grêle, retro cassé, etc, etc. Mais au final de très nombreux kilomètres. Et j’en suis assez fier.

Deux places devant, zéro derrière, c’était un super argument pour ne pas prendre ma voiture en soirée… sauf des fois.

Mémorable moment que celui où nous étions coincés Promenade des Cours à Poitiers, quatre heures du matin, plutôt éthylés. Manu devant, Vincent allongé derrière. Patrouille de police face à nous, reflexe de mettre France Inter (genre « nous on est des gens sérieux, boire ou conduire on sait choisir »)…

Mémorable également là fois où j’ai « jeté » Vincent par la portière passager dans la campagne mélusine.

Mémorable moment de visite à l’ile d’Oléron en hiver, à dormir sur la plage par un froid glacial…

Mémorable sortie à l’Ile de Ré avec Hélena…

Mémorable fois où après un anniversaire j’ai du ramener mon père et les chiens (un dimanche soir, je repartais à Poitiers le lendemain à 5 heures… première fois que j’ai fumé devant mon père, profitant de son ivresse)

Mémorables descentes au Cap d’Agde, seul ou accompagné, mémorables et parfois tristes moments.

Visites à Rodez, à Toulouse, en Bretagne, en Normandie, en Provence…

Un grand moment (deux ans) sans radio jusqu’à l’intervention du père noël en 2006, avec un super panasonic (que je veux récupérer et que je vais récupérer).

Des hubs, les points noirs sur la carte, ses lieux de garage, Clermont, Poitiers, Lyon, Limoges… leurs centres-villes et leurs zones commerciales, la BM les connait ! Les autres traits, ses voyages (plus ou moins fréquents pour certains).

Belle performance pour une voiture bien essoufflée maintenant.

Avec des derniers instants fatiguant : plus de chauffage pendant un temps pour monter à l’abattoir, plus moyen d’utiliser la porte conducteur de l’extérieur, une fuite au radiateur, des fuites d’huile… elle a bien mérité sa retraite, qui sera courte puisqu’elle partira à la casse. Elle fera des heureux, les amortisseurs sont neufs, l’électrovanne du radiateur de chauffage, les pneus aussi...

Trois immatriculations différentes :

- 7613 SB 87

- 6786 XB 63 (de loin la plus belle)

- 2662 VD 87

Approximativement 5000 euros de réparations depuis que j’en suis le propriétaire soit environ 714 euros par an (hors assurance), cette vieille dame inconfortable est devenue chère à entretenir. Elle va me manquer, m’a rendu d’innombrables services, a vu des changements dans ma vie, m’a emmené travailler, m’a emmené m’amuser, m’a emmené pleurer, la voiture devient vite une copine témoin de chaque instant d’une vie. Deuxième maison en quelques sortes on y passe du temps (j’ai assez souvent dormi dans le coffre). Elle va me manquer.

Tu vas me manquer ma BM.

En ressenti, une très belle chanson pour une moto (mais bon c’est pareil) de snowpatrol… Ecoutez les paroles ceux qui peuvent, s’il vous plait.

Sunday, 14 December 2008

L'autoroute... gage de rapidité

Alors voilà, pour 14,6 euros, traversez l'ouest du Massif Central... Le voyage vaut le coup d'oeil!

Clermont Ferrand - Limoges: 4h50! Au lieu de 2h30 habituellement.

Encore un mal du XXIe siècle, sous couvert de démarches assurance qualité, prévision et gestion du risque, etc... annonces en pagailles d'intempéries, et voilà... Les photos parlent d'elles mêmes...
L'A89 mal dégagée, la ville de Clermont pas dégagée... Comment faisaient nos ancêtres, sans nos outils pour ne pas être aussi handicapés par la neige?...




















Ce qui n'a pas empêché ASF de facturer ce doux voyage... 14,60 euros!






Je n'ai pas envie d'épiloguer, je suis fatigué.
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