Saturday, 14 June 2008

Je ressens...

Je monte,
Je vis,
Je ris,
Je tombe,
Je pense,
Je doute,
Je pleure,
Je souris,
Je regarde,
Je vois,

Je ressens,
Je sens,
Je remonte,
Je revis,
Je ne sais pas,
Je me pose des questions,
Je retombe,
Je vis,




Encore je vis,
Je ris,
Je monte,
Je pleure,
Je partage,
Je ressens,

J'aime

Encore,
Depuis longtemps,
Je cherche,
Je doute,
J'ai peur,
Je veux,
Je m'emporte,
Je me contiens,
Je m'efforce,
Je veux,






Nouveau

J'y crois

Je l'aime







Hey, I'm just feeling a bit down at the moment... a bit stressed by what I'm about to discover at work... cheer up!
All pics by me.

Music to accompany...



Ok then, you need cheering up after all this, well that's the kind of chilling out music you need!

Sunday, 25 May 2008

привет Санкт-Петербург!



Now that was Russia!
Depuis le temps que je devais y aller, ça y est, c'est fait.
Des rumeurs que j'avais entendues, je m'attendais à tout sauf à ce que j'ai pu voir. Un dépaysement total, tant par la langue que par l'alphabet, les mœurs, l'architecture... Ma première sortie de l'Union Européenne a été fascinante, et la coupure réelle.
Quel avantage j'ai eu par contre de pouvoir rester chez ma sœur, dans un ancien appartement communautaire, dans une rue ordinaire, loin des hôtels de luxe qui ne permettent d'avoir qu'un aperçu biaisé de la Russie.

Ce que j'ai vu en commun avec les tour opérateurs, c'est la beauté de la vieille ville...
La place du palais, percée par la colonne d'Alexandre, avec le Palais d'Hiver plus connu sous le nom de l'Hermitage d'un côté de la place, de l'autre côté, un bâtiment gigantesque, un palais. Au fil des rues, des canaux, une sorte de Venise du nord, les façades de couleurs, c'est gai. Toutes les îles ont leurs bâtiments impressionnants. Pourtant, ils ne sont pas vieux. Saint Petersbourg, n'a pas plus de 300 ans. D'ailleurs, cala se voir au verso de certains des somptueux palais... les murs sont en briques... Les théâtres sont nombreux et d'une beauté éblouissante, on y entend des résonnances du Lac des Cygnes de Piotr Ilitch Tchaïkovski... J'aurais aimé voir ce ballet, tant pis, ça sera pour une autre fois. Quel homme, quelle histoire... NB: I'm sure he would have enjoyed the Matthew Borne version of is work, as it probably sticks to the feelings he could then not express.

Nevsky Prospekt, ou les Champs Elysés de St. Petersbourg...
Cette avenue, dessinée par un architecte français Alexandre Jean Baptiste Le Blond. Je ne l'ai pas trouvée exceptionnelle sinon par sa taille... Longue et large, elle est bordée aujourd'hui par des commerces plutôt occidentaux, des fast-food, des banques et des assurances... Rien de bien original. Elle est plutôt terne, manque de verdure. Le monde qu'elle draine est impressionnant, stressant même. Il est marrant de regarder les gens. La course à la vulgarité des russes, des filles en Paris Hilton, jupes très courtes, décoltés ouverts, maquillage en démesure, lunettes "mouches"! Ah oui, les lunettes mouches, il y en a beaucoup. Petite apostrophe, jusque là fans d'eurodance (en témoigne la musique diffusée dans les bars), la Tektonik est arrivée en Russie, plutôt une mauvaise chose... Tout le monde porte dans sa main droite une canette de bière dès neuf heures du matin, assez effrayant, même pour des buveurs comme moi.

Aux coins des grands boulevards subsistent des cabines d'observation...
Elles servent aujourd'hui aux agents régulant la circulation, mais servaient autrefois à observer... Observer, espionner, fliquer, chacun est juge et choisit le mot qui lui semble être le plus adéquat.
Toujours est il que ces petites cabanes aux vitres fumées ont quelque chose de dérangeant...

Les églises: Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé et St. Isaac...
(bâtie par Auguste de Montferrand, un auvergnat!) oui, elles valent le coup d'être visitées. Leur histoire est intéressante, leur architecture originale et dans la continuité des autres édifices de la ville, elles sont imposantes et massives. Attention cependant, le tarif Touriste est deux fois plus cher que le tarif Russe. Attention à ne pas tricher, ou une babouchka n'hésitera pas à humilier devant tout le monde le pauvre touriste qui n'a rien compris ou s'est cru plus malin que tout le monde (comme moi...), et surtout, elle fera payer la différence de prix!

Hors champ des touristes...
J'ai eu la chance de me rendre dans des arrondissements plus populaires.
La Russie est un pays bourré de paradoxes. En voilà un. Nous nous sommes arrêtés à la station Нарвская ( Narvskaya) sur la ligne rouge. Cette ligne, aussi profonde que toutes les autres de Saint Petersbourg (plus de 100 mètres par endroit, argument géologique selon certains -sol marécageux - ou militaire -abris anti-nucléaires- selon les autres...), est caractéristique des systèmes de métros russes: stations à ornements, statues, lustres, Lénine, étoile rouge... La station en question était magnifique, conforme aux autres de la ligne (pas de photos, c'est interdit...). A l'extérieur, structure en dôme, pylônes... Donnant sur une place avec une arche commémorant la guerre patriotique de 1812 (??), jouxtant de grands bâtiments, une grande fresque faisant honneur aux idéaux communistes. En bref, une plongée en URSS... mais post-soviétique... Bâtiments d'appartements communautaires, les grands, ceux des pauvres, hébergeant plusieurs familles. Trottoirs délabrés, ladas vivantes ou en carcasses... Des hauts parleurs aux murs, vestiges de moyens de diffusion de propagande; des bouches d'égout manquantes (attention les soirs en rentrant bourré, pas rare en Russie!), des routes défoncées... Les grues du port dépassent, quelques industries, un hôpital qui "traite" les maladies vénériennes.... Un monde bien différent du centre historique....
Dans la rubrique hors champ touristique, je n'ai pas eu le temps de visiter le quartier occupé par des membres de la mafia russe, là, pas d'appartements communautaires, mais de grandes villas, de grands jardins... A faire lors de mon prochain voyage.

ба́бушка, Я тебя люблю! Babouchka, je t'aime!
La babouchka est la grand mère russe, la mémé, la vieille...
En Russie, elle a une place centrale dans la société. Démonstration et paradoxes.
Babouchka dans les transports en commun: 2 rôles...
Le rôle de mémé de base... Comme chez nous. Sauf que si une place lui est réservée, il faut la lui céder sans quoi, elle n'hésitera pas à faire remarquer que cette place lui est réservée...
Le rôle de travailleuse... Et oui, vu le passé de ce pays, ces pauvres femmes n'ont qu'une maigre retraite. Certaines sont employées dans le métro pour surveiller les escalators. A chaque extrémité de la remontée mécanique sont placées des cabines de surveillance (étonnant). Elles sont occupées par des babouchkas qui surveillent les gens... elles ont un téléphone leur permettant de discuter entre elles, uniforme à épaulettes (les russes adorent les uniformes), attention à celui qui s'aventurera à faire le con, il s'expose à une humiliante engueulade en russe! Dans les bus, elles vendent les titres de transport.
J'ai eu la chance d'être là bas le 9 mai, date à laquelle les russes fêtent la victoire de l'URSS sur l'Allemagne nazie. Les anciens combattants, et notamment des babouchkas, défilent, les spectateurs acclament, applaudissent, remercient, félicitent. En remerciement, certains leur donnent des roses. Le spectacle est extrêmement émouvant, et de telles scènes ne se voient pas en Europe. Le public fait la fête, c'est un grand évènement. Ils boivent, boivent, reboivent, et encore ils boivent... On s'étonne en arrivant du nombre de cadavres de bouteilles et de canettes laissées au sol. C'est sale. Heureusement les Babouchkas sont là! Durant la nuit, ces pauvres vieilles ramassent les bouteilles consignées en échange de quelques roubles. Enseignants, ingénieurs sous l'ancien régime, les voilà éboueurs informels du nouveau régime... Et attention à respecter les règles édictées par la police, qui s'égare à ramasser les bouteilles dans les poubelles des gares s'expose à une expulsion des lieux plutôt musclée par les forces de l'ordre, quelque soit l'âge... Les babouchkas ne sont pas les seules, ce sinistre spectacle est également le quotidien des handicapés en Russie (quel système de protection sociale!), qui survivent en mendiant dans la rue.

доступ к морю,
accès à la mer!
Saint Petersbourg est une ville tournée vers la mer, traversée par de nombreux cours d'eau, dont le fleuve la Néva, c'est un grand port de Russie. D'ailleurs, son blason est composé de deux ancres qui se croisent. J'ai pu me rendre à la plage, bel épisode du voyage, beau soleil, beaux paysages.
Comme tout bon russe, nous avons pris le train (moyen de locomotion très utilisé).
Départ depuis la gare de Finlande. Gare soviétique, ornée des statues à l'esprit marteau et faucille communiste. Lénine en devant, assez majestueux, il faut le dire. L'architecture soviétique n'a rien de laide. Ses bâtiments sont impressionnants, massifs même, mais richement ornés et quelque part assez proche des styles art déco des années trente de chez nous, sauf ceux postérieurs à Staline, qui sont, comme dans l'imaginaire commun, dépourvus de charme. Le train, un train de banlieue, certainement vieux de quelques décennies, banquettes en bois. Pas la peine de rire, des vieilles michelines rendent encore service en France. A la tête des trains, sur certains du moins, une étoile rouge. Encore un reste, heureusement qu'il en reste pour satisfaire notre curiosité, même si les russes aimeraient se débarrasser de ces symboles, ce qui se comprend tout à fait. Cette étoile symbolisait le souhait de conquête du communisme sur les 5 continents.
Le train traverse une campagne arborée, parsemée de petites maisonnettes en bois. Ce sont les fameuses да́ча, datchas. Maisons de campagne des russes. Non ce ne sont pas des palais réservés aux riches, mais des petites bâtisses, tout à fait modestes. Les gares desservies sont des quais en plein campagne, permettant l'accès aux datchas pour les citadins. Des contrôleurs passent, ce sont des faux, ils cherchent à faire payer ceux qui n'auraient pas de billet pour gagner un peu d'argent. Ma soeur les a débusqués: pas de vrais uniformes... et les russes étant des fans d'uniformes (un agent des chemins de fer se confond avec un soldat...).Nous voilà arrivés. Les bords de la mer Baltique, autrefois territoire Finlandais. L'arrêt desservait autrefois un sanatorium converti aujourd'hui en centre de repos thalassothérapie. Le bâtiment ne fait pas vraiment envie, mais au moins, c'est calme. Couché de soleil sur une plage qui, malgré les détritus est belle... Détritus, comme en Europe, sauf que nous on a des gens payés pour nettoyer. Petite ballade dans les bois, des sources (d'eau potable à priori, bien que... l'eau du réseau de Saint Petersbourg est riche en métaux lourd et abrite un charmant protozoaire du nom de Giardia instestinalis. J'ai gouté l'eau de source, pas de symptômes jusqu'ici, donc, potable certainement). Derrière des sapins, une Banya, bains russes. Si j'avais pris mon maillot de bain, j'aurais bien essayé!

Retour à Saint Petersbourg, il fait encore jour, il est 23h00.

Je repense à tous les soldats que j'ai vu.
Lors de la fête de la victoire, de nombreux défilés de soldats ont eu lieu. Ils sont nombreux, l'armée russe est vaste, plus d'un million d'hommes. Majoritairement des conscrits, certains, jeunes, très jeunes. Je pense à ceux victimes de дедовщи́на, dedovchina, genre de bizutage extrêmement violent infligé aux conscrits, ceux victimes des mauvais traitements en général, comme l'absence de soins, la malnutrition, etc. qui, selon certaines sources, feraient 3000 victimes par an... ce n'est quand même pas rien. Voir ces gamins, penser à leur sort, c'est quelque peu dérangeant...

Les douanes russes... Code IATA: LED
L'aéroport international de St. Petersbourg, Pulkowo 2, Пулково 2, code IATA LED, pour Leningrad, n'est guère plus grand que l'aéroport international de Limoges... Pourtant, il dessert une ville de plus de cinq millions d'habitants. Je m'y suis rendu en minibus. Belle aventure. Un vieux ford transit jaune dans lequel on s'entasse à plus de dix. Le principe est simple, on donne 20 roubles à son voisin, qui fait passer, et ainsi de suite jusqu'au chauffeur. Pratique, rapide et efficace. Le confort... un détail.
Arrivé à Pulkowo, il faut aller enregistrer ses bagages. Premier passage, scan des bagages, examen des passeports, fouille au corps (évidemment, j'ai le droit aux fouilles de manière systématique dans tous les aéroports que j'ai fréquenté...). Enregistrement: examen du passeport. Douane... Douane, alors là c'est marrant. Beaucoup de femmes travaillent dans les douanes russes. Et à l'instar des vieux films de contre espionnage pendant la guerre froide, on peut y voir des douanières armées, en jupe, au maquillage ostentatoire, et... à talons aiguilles. Pas la peine de chercher le sourire, il n'existe pas. Il faut les regarder droit dans les yeux, elles tamponnent le visa et c'est fini. Quatrième contrôle des sacs à l'entrée de la salle d'embarquement et cinquième et dernier lors de l'embarquement.

Bien fouilli ce texte que je n'ai su structurer.
Je suis excité comme un enfant à Noël quand j'y repense. Si j'ai montré des aspects plutôt pas trop sympas, cela ne doit pas faire oublier que c'est une ville magnifique et un pays qui mérite vraiment d'être visité. Les mots en cyrillique, c'est pas pour me la péter, c'est juste que graphiquement, c'est super joli je trouve.
Ne cherchez pas le confort casanier auquel vous êtes habitués, ou alors allez à à l'hôtel et passez à côté de tout ce que le Russie a d'insolite à nous offrir. J'ai vraiment adoré ce voyage, j'ai très envie d'y retourner, je n'ai rien vu de tout ce que je voulais voir, j'ai encore beaucoup à découvrir.
Je ne remercierai jamais assez ma sœur pour le bonheur qu'elle m'a offert en partageant sa passion pour cette ville, ce pays, en l'écoutant parler russe (je suis vraiment fier d'elle), en la voyant vivre avec la fermeté des russes (gage de survie! je rigole), en m'hébergeant, en buvant de la Baltika, Балтика; en refaisant le monde.
Clem, спасибо!

Sunday, 27 April 2008

LYON: I miss you...





Ça fait un mois que je suis parti. Un mois déjà. Tu me manques.
Nostalgique, je repense à toi à presque tous les instants.
En venant, mon parcours en carte ressemble à celui que je suivais pour être avec toi.
De l'autoroute, tout le long. Un péage. La distance est presque la même. Les gares de péage plus petites par contre, la fréquentation aussi...
Saint Etienne est remplacée par Tulle ou Brive, les 19 et les 87 remplacent les 42 et les 69...
Mais c'est toi que j'aime.
Ici, les commerçants sont froids, les rues désertes à 18 heures, les restaurants ne servent pas après 14 heures, les dimanches, les rues de Limoges sont un no man's land, il n'y a rien. Tout est fermé, certains me diront que la campagne est belle, oui, c'est vrai, mais la tienne aussi était belle. Certes, il n'y a pas de Feyzin qui crache des flammes à longueur de jour et de nuit, mais le filet d'eau qu'est la Vienne n'arrive pas à la cheville de ton Rhône et de ta Saône...
Je repense à mon arrivée chez toi. Tu m'as donné du mal, je n'ai pas trouvé de logement chez toi, tout était cher, ou trop petit, ben oui, j'étais exigeant, je voulais que certains quartiers... Oui, toi aussi t'as quelques défauts... Ton 8ème arrondissement n'est pas des plus beaux, avoue le. Mais quand même, qui peut rivaliser avec toi? Paris, oui, c'est vrai, c'est beau, mais c'est trop grand, toi tu as une taille idéale...
Je me rappelle de comment je te regardais, les grands magasins, de la rue de la République, aux Terreaux, en passant pas la place des Célestins... Les bourrins qui crachent de la fumée par leurs naseaux place des Terreaux, les traboules du vieux Lyon, les escaliers de Croix Rousse...
Un parcours que j'aimais faire, je prenais le métro de Vénissieux jusqu'à la Cathédrale Saint jean, puis le Funiculaire jusqu'aux Minimes, puis je marchais jusqu'à Fourvière. De là, je te regardais, avec tous les autres, touristes et autochtones, tu es si belle... Je descendais ensuite le chemin du Rosaire, j'arrivais là où tu étais la plus vieille, mais sans doute la plus belle... C'est pas pour rien que tu es inscrite au patrimoine de l'UNESCO! Je marchais dans tes vieux capillaires, tes bâtiments médiévaux, tous beaux... Une bière au Smoking Dog, le premier pub que j'ai fréquenté chez toi. Des discussions directement avec les anglais de Lyon, enfin une partie. Puis je traversais ta Saône, et je remontais à Croix Rousse... Redescente, l'hôtel de ville, l'opéra, la rue Sainte Catherine... Elle, j'y ai laissé de l'argent, et des rires... L'Albion, mon deuxième pub, musical quiz nights, l'abreuvoir... Oui l'abreuvoir, unique, ce long couloir, cette impression d'être dans un cabanon... Le Reservoir, le Boys, l'Apothéose (quelle nuit celle qui nous avait emmené là bas...), le Cap Opéra, la Ruche, la Chapelle, ces bars... Ta gastronomie, tes restaurants, tes halles... La richesse de produits, si beaux, dans un quartier plutôt tristounet... La Part Dieu... Mais un certain charme malgré tout. Par contre j'ai fuit ton grand centre commercial, je ne l'aimais pas, je préférais tes rues de la presqu'île... La première fois que je t'ai vu, j'avais dix sept ans. Déjà tu m'avais plu... J'avais déjà demandé à venir, mais les hautes instances m'ont dit non...
Tes restaurants. Le soir où Momo m'a ramassé en pleurs, tu as su nous restaurer à minuit... C'est pas ici que tu verrais ça...
Les fois où on a chanté dans ton métro, la fois où Carougette nous a récupéré à huit heures du matin...
Les spectacles de tektonik place Bellecour...
Mes marches seul de long du Cours Gambetta, aux quais Claude Bernard, en passant par la Guillotière et jusqu'à la place Jean Macé. Tes grand bâtiments, tes beaux magasins...
Les dimanches, ton poumon rempli de bobos, le Parc de la Tête d'Or, fidèle à son histoire, c'est le jardin des Lyonnais... Tes serres, tes plantes, tes animaux qui n'ont pas toujours l'air heureux....
Mais c'est pas grave, tu restes magnifique!
Limoges n'a pas envie de moi, je n'ai pas envie d'elle... Dis le lui à cette garce! Ou demande lui d'être plus sympa, elle a des quartiers plutôt jolis, mais c'est quand même une mémé. Jamais elle n'aura ton dynamisme...
D'éloge en éloge je pourrais continuer des heures. Sans lourdeur, laisse moi juste te dire que tu es belle, tu es saine, tu me manques. Lyon, je t'aime.

Saturday, 1 March 2008

La SNCF: son rôle social

Aujourd'hui, dix neuf novembre, les premiers titres de l'édition de huit heures du matin sur France Inter annoncent une poursuite des mouvements de grève à la SNCF, des sabotages sur les voix... Mon propos ne portera pas sur ces perturbations là... Non, elles ne me concernent pas, même si je ne reste évidemment pas indifférent au problème.
Par contre, j'ai été passager il y a peu, d'un TGV tout aussi contraignant: Un TGV en retard!
Contexte: Je pars un weekend à Paris. Train 6668 prévu à 17h25.
Après le boulot, je saute dans un métro pour aller à la gare de Lyon Part Dieu. Impeccable, je suis en avance, petite visite au magasin Relay, j'achète une cartouche de cigarettes, scrute la presse et la littérature.
17h15, le monte sur le quai. Comme tout bon passager bien discipliné, je m'approche du tableau de composition des trains pour voir l'emplacement de ma voiture. Mais... Rien... Je demande à un des ces bons hommes habillés en bleu, "on a pas encore la composition du train, il est encore à Perrache". OK, je sens venir les problèmes, je vois venir cette bonne vieille SNCF nationale... Un retard!
De fait, du monde sur le quai, une annonce standard, le train est annoncé avec un quart d'heure de retard. Bon, j'attends encore avant de prévenir mon hôte parisien, je ne sais pas pourquoi, mais je sens que ça va être long...
17h45, les passagers du TGV de 18h05 arrivent à leur tour sur le quai. Ça commence à s'entasser... Je vais voir une petite boulotte bleue de la SNCF: "Non Monsieur, on en sait rien, le train est encore au dépôt". Là, je commence à rire. Le français comme je l'aime s'apprête à faire son apparition.
On est serré sur ce quai, des panneaux "défense de fumer", et l'air de se charger de nicotine... Une petite bonne femme vient me voir: "vous avez du feu s'il vous plaît?". Oui, nous autres fumeurs avons un certain sens du contact. "Vous attendez celui de 17h25?". Oui. Un sourire en coin, je lis chez elle l'exaspération que l'on ressent tous.
Je suis à côté des escaliers et du mini stand "accueil SNCF". Ils sont débordés. Le quai est blindé, les passagers de deux trains attendent. "Non, on ne sait toujours rien". Un petit bout de femme se met à leur crier après "vous allez nous rembourser au moins!". Pas de réponse, les gens s'énervent.
Un beau jeune homme à côté de moi souris: ironique et exaspéré, il tire sur sa clope.
Une demie heure après, je train n'est toujours pas là. Sa composition n'est toujours pas affichée... Mes compagnons d'infortune fument encore... Peu importe l'interdiction...
Un nouveau problème... Le train de Marseille va arriver, un troisième lot de passagers va se joindre à nous! Du monde... partout du monde, encore du monde... il pleut du monde... y'en a encore...partout, partout!
L'escalator se bloque, des excités commencent à crier, gueuler, il faut bien que quelqu'un prenne pour la SNCF... Le beau jeune homme éclate de rire. Oui, c'est la foire! Le pire reste pourtant à venir! Certes des passagers vont monter dans le train de Marseille, mais... d'autres vont descendre. Et ça descend, ça se bouscule... Le beau jeune homme parle. Nous raconte qu'il s'était fait refuser l'accès à un train ce matin même parce qu'il était en retard. La SNCF, généreuse, lui a demandé de racheter un billet. La petit bonne femme rigole et reprend mon feu pour allumer sa cinquième cigarette. Le train de 18h05 à destination de Paris Gare de Lyon est annoncé et arrive à quai.
Ses passagers seront à Paris avant nous. Des annonces autoritaires pour préciser que seuls les passagers ayant réservé pour ce train de 18h05 pouvaient y accéder... Nous autres, passagers du 6668 n'avons qu'à prendre notre mal en patience. Encore. Vite, une clope! Le quai se clairsème un peu, le 18h05 s'en va.
Arrive un autre train, sur notre voie, à destination de... Lyon Perrache... Normal! Tout va bien!
On parle de banalités avec mon petit groupe de paumés.
18h15: "Le TGV 6668 initialement prévu à 17h25 va entrer en gare voie D", auquel s'est ajouté un message standard d'excuses de la SNCF... Quelle sincérité!
La composition du train s'affiche, mon groupe d'infortune se dissout. On cherche nos voitures. On se quitte. Sans adieux.
On ne se connait pas, on ne se verra plus, on a passé un moment ensemble. C'est bon. C'est un peu ça être Français... râler, s'unir, se séparer, ne plus se revoir. Garder un souvenir.
18h30, le train quitte Lyon.

Friday, 15 February 2008

From 'Victim' to Chris Garneau

I have just watched -and enjoyed watching - the first ever Gay Themed British Film, 'Victim', shot in 1961...
C'est l'histoire d'un avocat marié en quête de vérité après le suicide de son amant.
Un homme fait chanter des homosexuels avec des photos et des lettres compromettantes contre de grosses sommes d'argent, alors que l'homosexualité n'est pas encore dépénalisée en Grande Bretagne.
Très pudique dans sa mise en scène, ce film a l'audace de traiter d'un sujet tabou à une époque qui commence tout juste à voir quelques lueurs de libération des mœurs... Choquant à l'époque, mais très courageux, ce film reste finalement, très émouvant et dégage force et courage.
L'homosexualité a été dépénalisée en 1967 en Grande Bretagne.
Il a fallu attendre 1982 en France pour une dépénalisation officielle.

Sans transition, la découverte d'un jeune artiste New Yorkais, Chris Garneau, que je tiens à présenter.
Un premier clip, de moyenne qualité visuelle et sonore, ce qui ajoute un cachet à la chanson, un style éloigné tout de même du reste de son album, un certain côté art déco qui n'est pas déplaisant....



Un autre clip, doux, sobre dans son instrumentation et moderne dans ses mots, des sentiments actuels, des regrets, de l'amour....




Fatigué, je n'ai pas le courage d'écrire en ce moment. J'ai des idées, je note, je stock, et je me rattraperai!

Monday, 19 November 2007

"je joue, tu joues, il joue"

"Je joue, tu joues, il joue". Encore un exercice grammatical! Suis-je grammairien?...Non!
Juste un amoureux des mots, et certainement adepte des maux...
Ok. Comment s'inscrire dans une démarche pédagogue donnant sens à mon propos sans être pompeux, prétentieux, et pourtant... les nerfs parlent, les vapeurs éthyliques inspirent... je vais être dur.
Çà ne va pas être simple. Allons y gaiement, d'une façon chronologique et tenter de faire une démonstration digne de celle de mes amis (nombreux) enseignants, maîtres des démarches par raisonnement, porteurs de savoirs et de savoir faire...

"Je joue"
Jouer avec quelqu'un, en profiter, abuser de ses sentiments, ses états d'âmes, etc... Non, je ne dirais pas que je ne l'ai jamais fait. Généralement inconsciemment...
Pourtant, c'est générateur de souffrances pour l'être concerné, l'être généralement aimé, l'être tout le temps aimant.
Donc en conclusion sur la première personne du singulier au présent de l'indicatif du verbe du premier groupe JOUER, "je joue" (mon dieu quelle lourdeur...)... oui, j'ai dû jouer dans ma vie.

"Tu joues" ou plutôt, contorsion des bonnes pratiques, "il joue"
"Tu joues" sans interpréter un "il joue"avant est très difficile à aborder. Avant de dire à quelqu'un "tu joues avec moi", on pense avant, "il joue avec moi". Ou plus simplement, "il joue". Ouais, "il joue". J'en parle autour de moi, à mes amis, à mes proches, et même à mes ennemis pour avoir un avis forcément terni et noirci. "Il joue" ouais, j'ai l'impression qu'il se fout de ma gueule..." Cette sensation lourde, on l'a tous vécue à un moment ou un autre de notre existence. Et c'est désagréable!... Qui oserait dire le contraire!
On devient objet de courtoisie d'un moment, objet de désir ponctuel, objet de plaisir éphémère... Et ça fait mal! Jusqu'au moment où, la chronologie "conjugatoire" reprend le devant, on repasse au "tu joues!"

"Tu joues!"
Alors là, on passe d'entrée dans une sphère conflictuelle insidieusement plus importante et beaucoup plus difficile à gérer: "tu joues avec moi!"
Cette étape se déroule en fait en deux étapes.
D'abord celle qui est intérieure, mentale... On se voit parler à l'être aimé et lui dire "Tu joues avec moi!" ou des phrases débiles du genre "parle moi, j'ai des choses à te dire..."
Phase de rumination, se dire qu'on est passé pour un con!
Cette phrase est difficile, chevauchant souvent la troisième personne du singulier "il joue avec moi". Dernière, dite de façon plus affirmée, moins douteuse, avec plus d'assurance...
Et là, le face à face. L'envie est là, le coeur bât vite, l'adrénaline est pulsée dans tout le corps... "cette fois je vais le lui dire!"...
Mais non. Trop subjugué par son charme, son sourire séduisant, le jeu change, les lèvres appellent, seuls les désirs de l'embrasser et de l'aimer s'expriment...
En arrière pensée, "il joue avec moi, je le sais... mais je ne veux pas qu'il me quitte, je l'aime trop, je reste..."

Ma foi, l'homme est bien maso!
Mon Chapeau à ceux qui résistent et contrôlent! Contrôler la situation, n'est-ce pas jouer un peu avec les sentiments de celui qu'on aime; accepter d'être objet de jeu, d'être soumis... Est-ce vraiment une preuve d'amour? Que reste t-il alors du jeu de la séduction?

Sur les jeux de l'amour et du hasard, Marivaux m'a fait rire, mais s'il voit juste parfois, la vie est bien plus complexe... personne n'a, à mon avis de réponse sur ces jeux amoureux... et tant mieux.

L'amour est unique, ses maux aussi. Les histoires se recoupent, mais toutes sont différentes.

J'ai de la chance, j'ai aimé d'amour dans ma vie, c'est déjà pas mal...

Sunday, 4 November 2007

histoire d'amis

Histoire d’Amis

L’éclat de ton sourire
Et l’aisance de ton charme
L’excès de mes délires
Qui nous tiraient des larmes

C’est avec le vent d’Ouest
Que ces moments reviennent
Hanter, comme la peste,
Mon âme sous ces persiennes

Nous eûmes si peu matière
A jeter ces passerelles
D’ambre tant éphémère
Sur nos vies parallèles,

Qu’au cours de ces rencontres
L’abstinence eut son trône.
L’horloge de nos deux montres
N’étant jamais synchrone

Et nous jouâmes, chaque jour,
Sur le fil du rasoir
Avec le feint espoir
De ne pas choir en Amour.

Toujours il sera là,
L’interminable abysse
Qui nous priva jadis
De faire ce dernier pas.

L’océan c’est ma croix.
La digue qui modère
Ce désir incendiaire
De glisser sous tes draps

Laurent Tilhac – jan 2001

J'avais trouvé ce poème au hasard sur internet il y a déjà 6 ans... une période d'interrogation et de quelques souffrances alors que j'habitais Saint Sauvant dans le sud de la Vienne...

Poème doux , poème simple, poème vrai...

Tout le monde se retrouve dans ces vers à un moment ou un autre de son existence.