Sunday, 3 January 2010

Farewell the naughties, welcome the teenies...




Comment appeler ces dix dernières années? En anglais dans le texte, ça donne les naughties. De zéro à dix, ou les vilaines... Et on entre dans les teenies. De 10 à 20. Nouvelle décennie. Celle de la trentaine pour moi, avec l'esprit légèrement teeny j'espère!

Dix ans déjà. Dix ans que j'habite plus chez papa et maman, dix ans que j'ai le permis. Dix ans, quelques villes: Aurillac, Poitiers, Lyon, Limoges... Dix ans du passage de l'adolescent au monsieur (hmmm.... mouais). Dix ans.

Dix ans où, honnêtement; je me suis bien amusé. La vie d'étudiant, les soirées, la fête, les études. Oui, oui, même le plaisir d'étudier. Les heures passées à la BU de la fac de sciences de Poitiers. Avec du recul, c'était un plaisir.

La rencontre de gens formidables dont certains sont devenus mes amis. Ils se reconnaitront.

La rencontre de l'Amour, le vrai, la douleur de ruptures. L'introspection, les changements.

La rencontre de la perte de proches, de pères. La découverte du deuil.

Dix ans à me construire un peu, étudier, apprendre un métier, trouver du boulot.

Dix ans à me découvrir, me transformer, me retrouver.

Belle construction...

Des ambitions, des envies pour... Dix ans après se lever tous les matins très tôt pour aller estampiller des carcasses. Quel plaisir!

De l'introspection, des reflexions pour... Dix ans après me lever seul tous les matins. Quel plaisir!

Un amer goût d'inachevé après cette période. La sensation d'avoir tout fait bien et d'avoir raté la dernière marche. L'impression d'avoir tout bien fait jusqu'à la fin, et de chuter les deux dernières années. Je maudis 2009.

Le terrain est acquis, les fondations coulées. Je me connais désormais. Je vais bâtir. Les échecs, il y en aura d'autres. Je pars serein. Cette décennie sera bien. Je l'espère, je le souhaite.

Les premiers instants, les premières envies. L'amour. Je le veux, je l'aurais. Un combat, je suis un homme maintenant.

Happy new year!


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Tuesday, 1 December 2009

Ces gens qui font du secourisme...

Bon, d'avance je préviens, c'est un peu méchant ce que je vais écrire. Je préfère préciser d'entrée que j'ai un profond respect pour ces gens qui s'investissent gratuitement pour aider, et sauver, ceux qui adhèrent carrément à l'assistance des personnes en danger, ces gens qui sont secouristes.
Plusieurs organismes, la protection civile, la croix rouge, St John's ambulance, etc, etc. Donc, profond respect, mais...

Me voilà, initialement volontaire et maintenant réquisitionné, pour participer aux tâches administratives de la campagne de vaccination contre la Grippe A H1N1. Rien de bien sorcier, quelques papiers à distribuer, un pseudo contrôle d'identité, et quelques étiquettes à coller... Fastoche! Dans le centre, un chef débordé, des infirmières, deux médecins, et cinq ou six administratifs comme moi (quelle honte de se faire appeler administratif quand on appartient à un corps de métier technique!).

Et cette fois, en plus des personnels classiques, un homme réquisitionné d'une association "humanitaire". Je crois que même sans sa veste polaire beige et rouge j'aurais deviné qu'il était secouriste... Enrobé, même bien enrobé, une cinquantaine d'années (ou peut être moins, mais...), un bas de survêtement (aucune classe), une tête ronde, des tous petits yeux, une toute petite bouche, une moustache (biensûr), la peau un peu mate, les cheveux en brosse. Le gars plein d'assurance dont la mission est de sauver le monde. Ce mec est secouriste. Et là, avant même d'avoir parlé avec, je me suis dit: "celui là... ça doit être un gros lourd!"

Sa mission ce jour là, appeler les gens par un numéro que je leur avait préalablement attribué, pour la consultation auprès du médecin. Très organisé, il sort un une feuille, mets ses lunettes, sort un stylo (celui qui doit lui servir pour faire les mots croisés quand il s'arrête pour piqueniquer en bord de route, vous savez ces gens qui sortent et qui se posent au bord de la route tout le dimanche après midi), et commence à noter des numéros de 1 à 230 en colonnes.

Les portes s'ouvrent, c'est la cohue. Les gens sont pressés et ont peur de devoir attendre. De fait, ils ont attendu... J'attribue les numéros, les dix premières minutes, j'avais à chaque instant cinq ou six bons de vaccination devant moi... Un vrai bordel...
Premiers passages devant le médecin... Mon ami secouriste remarque que j'ai fait une erreur... Deux 23... Le drame. Il me le fait remarquer. Je m'excuse, explique que je suis un peu crevé et que face à la cohue, l'erreur était humaine.
Moment d'acalmie, il ouvre la conversation. J'ai pas envie de lui parler, j'écoute et réponds les bien connus "oui, oui" d'indifférence. Et le voilà à me raconter qu'en tant que secouriste il est mobilisable et réquisitionnable 24/7. Admiratif un peu devant cet altruisme, je me dit quand même... Mais quel blaireau! A l'écouter, on se serait cru dans un camp de réfugiés somaliens à traiter des patients atteints par le virus Ebola...
Nouvelle vague, nouvelle erreur... Nouvelle remarque. Sur un ton gentil mais plus ironique que taquin. Ca commence à m'ennerver. Je profite d'un léger calme pour aller fumer. A mon retour il est en plein discours dans la salle d'attente. D'après lui, seuls 6% de la population Française a suivi une formation aux premiers secours. Ce qui est faible, il faut bien le reconnaitre. J'appartiens à ces 6%. Au cours de toutes les formations reçues, j'ai remarqué un truc: les secouristes, les vrais, pas les débiles comme moi qui ne passent que l'AFPS (attestation de formation aux premiers secours) ont en commun ce truc bizarre. A les écouter, ils sont là pour sauver le monde et prennent tellement à coeur leur mission, qu'ils en deviennent presque ridicules, voire répugnants. Je ne sais pas comment l'expliquer... Leur rigueur est impressionnante et sans faille, c'est vrai. Mais je ressens en eux cette frustration de ne pas être médecin ou infirmier. Les airs qu'ils adoptent, la conviction et l'implication personnelle qu'ils mettent en oeuvre lors des formations est absolument abyssale, et je reconnais être assez admiratif de ces gens qui peuvent autant donner sans rien attendre en retour... Mais c'est trop, il y a un moment où c'est ridicule! Tous ceux que j'ai vu délaissent beaux vétements pour des fringues de pouilleux, arborent fièrement les gilets fluos sur les sièges de leur bagnole, ont à chaque instant tous les acronymes mnémotechniques du secourisme en stock pour les utiliser... Je suis méchant, je le reconnais, mais c'est un sentiment partagé...
C'est beau! Mais vraiment pas enviable à mon avis...

Bref, vaccination grippe A, troisième supposée erreur de ma part. La salle d'attente est pleine, mon ami me le refait remarquer ironiquement et suffisamment fort pour qu'une salle d'attente pleine d'une quarantaine de personnes entende... Ca me gonfle, et je lui dis discrètement que l'erreur ne vient pas forcément de moi et que certains font des allers et venues vers l'exterieur pendant leur longue (très longue attente). Il semble d'accord avec moi. Et se met à siffler un air d'André Rieux... Quelle classe!

L'heure du départ approche, tant mieux, j'en ai ras le bol, je veux rentrer chez moi., je suis pressé. La chef de centre débordée mais souriante vient me voir pour me demander le nombre d'entrées que nous avons eu. Je lui dis. Et là... et là... mon gros se tourne et lui dit que j'ai fait plein d'erreurs!!! Au moins 5 ou 6...
Le brave altruiste sauveur du monde est un gamin de six ans qui cafte un truc insignifiant qui n'a en rien boulversé le déroulement des opérations! Elle me regarde avec un air de "qu'est ce qu'il nous fait chier celui là", sourire complice. Je prends mon manteau et rentre chez moi.

Reconnaissant de leur action, admiratif de leur engagement, je remercie les secouristes pour les actions qu'ils mènent. Si seulement ils pouvaient redescendre un peu sur Terre, ça serait vraiment des gens parfaits!

Wednesday, 14 October 2009

"C'est fini çà!"... J'espère pas!



"Ouais mais Thomas, toi t'es un romantique! Tu ne trouveras jamais quelqu'un "comme ça", c'est fini ça! T'es trop innocent..."
Ah, bon, tant pis. Une des conclusions d'une conversation avec un ami sur ce thème vertigineux de l'Amour, des rencontres échouées et du célibat à la fin de cette belle décennie qu'est la vingtaine...

Le "comme çà"...

Je dois m'expliquer je pense. Aimer. Déjà en soi c'est difficile à définir, très. Donc, je fais appel à mon ami Larousse: "Éprouver une inclination très vive fondée à la fois sur la tendresse et l'attirance physique; être amoureux de". Ouais, OK, je suis d'accord... Tendresse et attirance physique... Pour moi c'est pas suffisant, un plan d'un soir peut me l'apporter, je ne suis pas amoureux pour autant. Et l'Amour alors? D'après Larousse on retrouve les mots tendresse et attirance physique mais avec un petit nouveau, qui est une évidence même pour les plus réfractaires à l'Amour: les sentiments! Ces abstractions qui nourrissent nos quotidiens de bonheur ou de peine. Donc là, je suis plutôt d'accord. Et jusque là, le "comme çà" ne signifie rien de particulier en fin de compte.
Mais les sentiments sont d'une rare complexité et d'une diversité extraordinaire. Et chacun se définit lui même ses sensations, ses vibrations, ses sentiments. Chacun porte une importance à tel ou tel ressenti, et donc éprouve un sentiment différent à chacun d'entre eux (pas très claire cette phrase...). Ou non, je me trompe peut être, chaque ressenti est un sentiment à qui chacun attribue une importance qui lui est propre. Bref, je pense que je me lance dans quelque chose d'interminable sur la description des sentiments et des interprétations de chacun, ce que je n'ai pas envie de faire et surtout, j'en suis absolument incapable. Mais... Ces mots que mon ami m'a dit...

Le Romantisme...

D'après le Larousse (j'enlève le volet littéraire), c'est le caractère, le comportement d'une personne romantique, c'est à dire qui invite à la rêverie et à l'émotion, gouvernée par sa sensibilité. Là c'est joli! Mais abstrait! Ça me plaît!
Il est vrai, je suis un garçon sensible et chaque détail compte. Et surtout le détail, mais ce détail est de nature variée. Un regard charmeur, une gène, un détail vestimentaire, une attitude, une parole, une geste, un mot gratté sur un papier, un air de musique joué, un talent artistique, un détail quelconque en fait. Peut-être qu'un détail a plus d'importance, une sensibilité partagée pour plusieurs choses, et peut être le goût du détail. La sensibilité, j'aime çà (mais pas la sensiblerie). Ce n'est donc pas un détail...
Il y a une chanson que j'aime beaucoup, qui, à l'audition n'est pas la chanson d'amour type en fait. Mais ses paroles, aussi banales qu'elles sont, transpirent pour moi la sensibilité de l'auteur et me plaisent. Non ce n'est pas la musique du lecteur...


Quelques phrases commentées...

"If it's on, it's on for good coz when it's gone it's gone for good"
No second chance mate! J'aime la passion, j'aime l'amour. Et s'il part, c'est pour toujours. Rien d'extraordinaire en fait, c'est peut être juste la voix qui m'a donné envie de mettre cette phrase.

"If you stayed over, I'd make it so sweet"
Ça c'est une phrase que j'aimerais dire vraiment à cette personne qui saura me faire vibrer. Cette envie de dire que si tu restes, le plaisir que ça m'apportera me fera faire tout ce qui est en mon possible pour te rendre heureux, absolument tout!Et le dire, j'en rêve, et j'espère qu'une pudeur naturelle ne m'inhibera pas. Mais c'est aussi une des phrase que j'adorerais entendre un jour de la part de cette même personne. Qu'il existe cette réciprocité sentimentale, profonde et sensible. Un rêve, très certainement...

"I'd make you remember from your head to your feet"
C'est celle que je préfère! Une decription fine et concise d'une nuit d'amour tendre et enragée. Ces nuits où deux corps ne deviennent qu'un, ces nuits où chacun dévore le corps de l'autre, ces nuits où l'on s'endort à deux l'un contre l'autre, ces matins où l'on se réveille dans la même position... Une vraie nuit d'amour, une nuit de tendresse, une nuit où les corps sont en fusion. Se réveiller le matin sans avoir bougé de la nuit, c'est rare, mais qu'est ce que c'est bon!

"If you go now babe, we'll never know how it ends"
J'ai une interprétation très personnelle de cette phrase. C'est pour moi comme ces rencontres magiques que sont les coups de foudre! [Oui j'y crois! Et j'espère bien y croire jusqu'à la fin de ma vie, j'espère vivre un coup de foudre à chacun des battements de mon coeur avec ce garçon, celui à qui je chanterai la chanson (dans ma tête évidemment!)]. Il faut saisir le coup de foudre! Il ne se présente pas souvent, par conséquent il faut faire fi de toutes les contraintes, et tout donner! Qui ne tente rien n'a rien, et passer à côté d'une belle histoire pour des conneries c'est quand même dommage. Puis si ça plante, on se relève! Facile à dire... mais... Mais rester sans savoir, sans tenter, sans réponse, dans l'expectative, dans l'attente, dans l'illusion, dans le désir, c'est bien plus destructeur, bien plus blessant qu'une... veste!

L'innocence

Je pense que je la préfère même au romantisme. L'innocence se perd chaque jour. Et je ne pense pas l'être naïvement. Mais j'aime à croire que quelque part sur cette belle planète, quelqu'un a les mêmes ressentis et sentiments que moi à ces sujets. Pas quelqu'un d'innocent pour autant . L'innocence absolue, c'est l'absence de vécu, ou alors un amnésisme profond qui empêche de bâtir ce temple qu'est l'expérience. Mon temple se bâtit, je suis encore jeune, j'ai vécu des choses, et je continue d'en vivre. L'expérience m'a endurci, m'a rendu plus prudent, plus méfiant peut-être. Mais j'espère qu'elle ne m'enlèvera jamais cette innocence qu'il me reste et qui me permet de rêver d'une certaine manière à cet idéal romantico-sensible.

"Make it good"

Je suis à peu près certain que le "comme çà" n'est toujours pas très clair, il ne l'est peut-être pas à mes yeux non plus, ou en tout cas, j'ai du mal à définir chaque sentiment de ce "comme çà".
J'aime les gens sensibles, j'aime les détails, les attentions. J'espère que les gens "comme çà" existent encore, mais j'en suis persuadé. J'espère que les expériences de chacun, aussi dures soient elles n'effacent pas la part de rêve, d'illusions, d'envies, d'innocence que l'on a tous quelque part en nous. Je souhaite à mon vieux pote, cité au début, de croire en l'Amour et que son cynisme si charmant lui apportera l'âme soeur dont il rêve secrètement. J'espère que ce garçon à qui j'ai donné d'une main tremblotante une page griffonnée arrachée de mon Moleskine saura me lire...



Tuesday, 6 October 2009

New season, new year, new song...

D'une saison à l'autre... Envie de changement.
Donc, j'ai changé la musique d'accueil du blog. La belle Corse sur fond de Morcheeba est remplacée par Hilight Tribe, Free Tibet. Plus énergique, il faut que je me bouge, je me bouge, premier symbole.

Goodbye, and see you later! Love you anyway....


Welcome to you.... and give me strength!



Thursday, 1 October 2009

"T'as couché dans un caniveau?"



Il y a des jours où, comme ça, on a envie d'être excessivement positif, enjoué et enthousiaste. Ce premier jour d'octobre en est un. Et pourtant. Aujourd'hui un marteau-piqueur résonne sans arrêt dans ma boite crânienne, mes paupières sont lourdes, mes jambes engourdies. J'ai bu peut être 7 café depuis ce matin, me suis nourri d'un TWIX, d'une crème dessert, et de gâteaux. Très équilibré.
C'est un jour que l'on appelle assez communément un lendemain de cuite, j'ai mal aux cheveux, je suis fatigué.
Et pour cause... Un apéro très bien arrosé, quelques cacahuètes, et une assurance sans faille que, malgré l'alcool et l'heure tardive je n'éprouverai aucun problème à me lever le lendemain. Oui, oui!

Ils ont bien dû sonner ces trois réveils. A 4h10, 4h16 et 4h27... Mais, je ne les ai pas entendu. Un rayon de soleil, j'ouvre les yeux et me dit "euh... je crois que je suis à la bourre...". Je me retourne, prend mon portable pour regarder l'heure: 9h02... Ah... Oui... Je suis à la bourre... Très à la bourre...
Du coup je m'habille, ne prend pas le temps de me laver, de manger, de boire un café, je file. Sortie d'agglomération, du monde, beaucoup plus qu'à 5h00, autoroute, et arrivée au paradis: l'abattoir! Encore lui!

Les gars sont en pause, ils sont assis sur les marche en train de fumer. En voyant passer ma voiture, il m'acclament et me montrent leurs montres. Oui, je suis en retard. Je le sais les gars!
Je sors de la voiture: ces braves tueurs dehors me disent bonjour et se foutent de moi. "T'as encore trop pris hier soir!", "T'as couché dans un caniveau?", etc. Très affectueux en fait. Ils sont tous mort de rire. Je me change, et je réalise que je suis parti tellement vite que j'ai oublié mes clopes. Je traverse le couloir pour aller jusqu'au réfectoire pour prendre un café. Et là, j'ai carrément le droit à des applaudissements. Crevé, je suis mort de rire. Ils me chambrent. Le chef de chaîne me propose des cachets tout en rigolant.
Je me bats désespérément contre un distributeur qui ne veut pas ma pièce de deux euros. Ils me regardent tous, je suis un objet de spectacle. J'essaie d'être plus malin, je vais mettre ma pièce dans l'autre distributeur et faire de la monnaie. Très fier, je m'approche de la machine et glisse ma pièce dans la fente. Mais là... je réalise qu'il n'y a pas de bouton de retour de monnaie... Échec mémorable, mon public se fout de ma gueule. Un d'entre eux se propose de me payer un café. C'est mignon comme tout. Je ressors, je veux une clope! Je croise des fumeurs dans les vestiaires et je demande si quelqu'un veut bien me dépanner d'une clope: j'ai eu le choix de 5 ou 6 marques de cigarettes! Et l'un d'entre eux m'a même dit: "Si tu en veux, tu te sers dans mon placard, y'a pas de soucis!". C'est pas gentil ça?
Ils ont continué le reste de la matinée (très courte du reste) à me chambrer...
Et là, je me dis... Je les aime bien quand même ces mecs! Certes il n'y a pas un jour où je ne pense pas à déménager, muter, sortir de l'abattoir! Mais... Ces braves gars qui sont ultra lourds par moments, un peu râleurs quand on leur demande quelque chose, un peu moqueurs vis à vis des emplois du temps de nous autres aux services vétérinaires, ben c'est quand même des mecs sympas. Je me sentais comme intégré à une équipe qui n'est pas vraiment la mienne, accepté et protégé. C'est bidon, mais c'est ce que je ressentais. Et quelque part, le jour où je partirai, ils vont me manquer quand même. Ils font un boulot difficile, sont pas tous très fins, mais finalement c'est des personnes assez entières, qu'on ne peut mépriser.
En tout cas, j'ai passé une bonne journée, la torpeur de l'alcool ingéré est passée, sans doute grâce à ces bons vieux tueurs. Merci à eux.


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Wednesday, 16 September 2009

Septembre... quel joli temps....




Septembre. Depuis deux jours il pleut. La fin de l'été a bien sonné. Dans cinq jours l'automne. Déjà l'abcission est entamée, les feuilles roussissent, tombent. Il commence à faire froid. Il fait humide. J'ai froid. Les enfants sont à l'école. Chacun a repris sa routine. Pagnol dans la Gloire de mon Père raconte ces adultes heureux de retrouver leur vie courante, leur routine, leurs habitudes. Sensibilité d'enfant, moi non. Je ressens l'amertume de ce pauvre Marcel envers ses parents. Fin de l'insouciance, fin de la liberté. Retour à la réalité, retour à la vraie vie.

"Jamais la fin d'été n'avait paru si belle" chante Barbara.

Cette année plus que plein d'autres je le ressens. Vacances de fin d'été, soleil de plomb, amis, famille, et espoirs... amoureux.
Ah... Les amours... Facile de les relier avec deux précédents articles.

"Joli temps pour jouer ses vingt ans"

Joli temps passé.
J'attends encore. Léger espoir. Le jeu de la séduction. J'ai joué toutes mes cartes. A lui de jouer. les siennes. Il me fait mariner. Ou pire. Mon enjouement estival m'a aveuglé. J'ai trop vite interprété ses dons, ses jeux, ces mouvements. Je ne l'intéresse pas. C'était un phantasme, un rève? Un rève de vacances, l'insouciance, l'innocence, l'espoir.

"Je reste sur le quai, mon amour. A demain"


"Beau temps pour un chagrin que ce temps couleur d'ombre"

Comment le dire de façon plus belle? Je n'en serai jamais capable. Ciel gris, laissant passé d'épars rayons de soleil d'un jaune automnal, un jaune désuet. Quel joli temps. Quel joli temps que ce temps de reprise, ce temps de réveil.

"Quel joli temps... "

De nouveaus horizons s'ouvriront. J'en suis certain. D'autres s'ouvrent peut-être déjà. Pourquoi ne pas les saisir. Il faut que je me réveille. Je suis grand maintenant.

"L'amour nous reviendra peut-être.
Peut-être un soir, au détour d'un printemps.
Ah quel joli temps, le temps de se revoir."

Et s'il ne revient pas, il reviendra pour quelqu'un d'autre, au détour d'un printemps peut-être, ou d'un autre joli temps, celui de l'automne ou de l'hiver. Quel joli temps.

" Ah quel joli temps, le temps de se revoir."


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Blood on the motorway...

Je rentre dans ma voiture ce matin pour aller travailler. Après le flash de 5 heures sur France Inter, je zappe sur NOVA (j'aime pas l'émission de 5 heures sur France Inter même si j'adore cette radio. NOVA j'adore aussi. C'est mon top deux des radios...).

Quelque part à hauteur des monts d'Ambazac je me sens séduit par un air, une musique... Sur de l'avoir entendu quelque part avant... Peut être bien DJ Shadow... Arrivé au taff, je note l'heure sur mon Moleskine afin de pouvoir chercher plus tard sur Internet...

Vérification faite: DJ Shadow, Blood on the Motorway... Ah ben c'est gai!
Du sang sur l'autoroute écouté sur l'autoroute... c'est rassurant. Pas grave je suis sain et sauf.

L'effet sonore dans la nuit sur autoroute avec la pluie est grandiose. Un de ces petits moments de plaisir que j'aime saisir.

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