Wednesday, 5 May 2010

MAI 2012



Mai 2012.

Comme l'an dernier, l'A20 est recouverte de 20 centimètres de neige. La circulation est moyennement praticable. Mais néanmoins la route est peu chargée.

Depuis la crise en Grèce, l'Europe entière a sombré, rapidement, très rapidement. L'euro a disparu au profit d'une nouvelle monnaie. Une rigueur financière s'est emparée de chaque état, dont la gestion financière est à présent fédérale et dont le siège (ou devrais-je dire la capitale) se trouve à Ajaccio. Chaque Etat est créditeur auprès de banques privées. Celles là mêmes qui ont été sauvées par de l'argent public en 2009 de par le monde. Leurs traders ont pris leur revanche et ont réussi à écraser un continent entier. Ce vieux monde, l'Europe. Des États agonisant et dont la survie ne repose que sur le bon vouloir de leurs créditeurs. Des révoltes urbaines et rurales ont bien éclaté en 2011 faisant des milliers de victimes. Mais l'état d'urgence a été décrété dans l'Union Européenne, le berceau de la démocratie et de l'Etat providence s'est transformé en une immense dictature contrôlée par l'armée. Les grands fondateurs de la communauté d'après guerre doivent se retourner dans leur tombe. L'armée... payée non plus par les Etats mais par la banque J.V.ABINLAGU (Je Vous Ai Bien Niqué LA GUeule, NDLR). En effet, depuis le traité instituant la mort de l'Union Européenne et instituant la création du Federal Western Old Continent Brankruptcy Zone (FWOCBZ), les forces armées ont été privatisées. FWOCBZ, un acronyme de plus qui ne veut rien dire. L'école publique telle que nous la connaissions n'existe plus. Tout a été privatisé. La scolarité traditionnelle réservée aux quelques élites restantes est taxée en plus des frais de scolarité exorbitants. Le reste est formé jusqu'à l'âge de dix ans, des bribes contorsionnées du B-A-BA et du calcul, l'objectif non affiché de former un peuple dénué de sens critique. L'Europe sociale s'est transformée en prison ultralibérale, dont la Terre n'avait dans son histoire pas connue de pareil "laissez faire économique". Le paquet de cigarette coûte 26782 Sarkomerk, la nouvelle monnaie, avoisinant 15 euros. Les hôpitaux, qui appartiennent désormais à la banque KREVOPLUVIT (branche Irlandaise de la JV) refusent de soigner les fumeurs, mêmes ceux prêts à payer. Ceux prêts à payer... En reste t-il vraiment? Les salaires ont baisé d'environ 50%. De mes 1900 euros je suis passé à 1,428 million de Sarkomerk, 800 euros primes comprises, une illusion d'être millionnaire... D'ailleurs c'était le principal argumentaire des politiques ayant décidé de la cession de l'UE à la CB, (Central Bank, qui a pris le contrôle du FMI en février 2011) "avec notre plan de sauvetage, vous deviendrez tous millionnaires!". Le nom de Sarkomerk a été choisi par la CB pour remercier les deux grands d'Europe qui ont cédé en dernier et à qui il a été offert pour chacun un Golden Parachute de 9 milliards d'Euros. Un Etat en début de XXIè siècle se gère comme une entreprise privée. La Grande Bretagne s'est vendue à la CB deux mois après les résultats dénués de sens des élections législatives de 2010, c'était le deuxième pays de l'UE après la Grèce.

La moitié de mon traitement est prise en compte pour le calcul d'une hypothétique pension qui s'élèverait à 20% de la partie ouvrant droit à pension, soit 142837 Sarkomerk... Comme avant je suis encore imposable sur l'ensemble... Mais un mois de salaire par an ne suffit par pour rembourser le grand crédit fédéral (c'est son nom... ridicule je sais) , aussi mon impôt sur le revenu s'élève à 3800 euros, soit 6,78 millions de Sarkomerk.

La neige n'est pas dégagée, les services autoroutiers ont été réduits à moins que rien, sur ce tronçon fréquemment enneigé d'une centaine de kilomètres, seule deux chasses neige sont en état de marche. Les stocks de sels constitués au coup par coup. Depuis le dérèglement climatique, les cours du sel avoisinent en valeur relative les cours pratiqués à l'époque de la Gabelle et ceux de l'énergie se sont envolés.
La semaine dernière, nous étions frappé par la canicule, 30°C en moyenne en France. Les bords de la Vienne étaient bondés de monde. Les gens restent sur place. Ils ne peuvent plus voyager.
L'espace aérien Européen est mort, les transatlantiques d'antan ont repris du service bien que 3 des 4 lignes Europe - US vont être supprimées faute de clients. Ceux qui le pouvaient ont déjà fui. Il existe néanmoins quelques grands ports en Europe, Le Havre, Liverpool, Hambourg, etc... Tous sont protégés, l'accès est restreint.

Les éruptions de l' Eyjafjöll sont quotidiennes et l'Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand prévoit une reprise d'activité de la Chaîne des Puys... Personne ne s'en émeut vraiment, ceux qui le pouvaient ont fui quand le bouclier fiscal a été abrogé. Considérant qu'ils payaient trop et au vues des menaces naturelles et économiques ils ont pris les premiers vols commercialisés par Virgin North Star Express pour se réfugier dans la station spatiale appartenant à un consortium Virgin J.V.ABINLAGU. Les autres se savent condamnés. Et plutôt que d'attendre tristement la mort dans ce monde morose, les esprits des communautés d'avant renaissent. Bals, repas, solidarité de village. L'Europe est mal, mais la Terre entière meurt. Les dérèglements climatiques et les caprices de la géosphère font de cette planète un endroit hostile. Depuis 2010 il ne se déroule pas un mois sans un séisme ou tsunami de grande ampleur.
Le littoral Européen est considéré comme zone de non droit. Des barbelets ont été installés ainsi qu'une CCTV (Closed circuit television). Des rondes régulières d'agents de sécurité arpentent nos côtes. C'est pour notre sécurité, des zones noires disent ils, dans lesquelles il est dangeureux de s'aventurer. Et dangereuses. Et pourtant, il n'y a pas si longtemps, on pouvait marcher amoureux sur les plages de sable fin, main dans la main, les pieds dans l'eau, et apprécier au large un coucher de soleil orangé.

Les Etats sont morts. La Terre se meurt. Les gens se tuent. L'homme est un loup pour l'homme... Une fois de plus, l'homme le démontre.

Et si les Mayas avaient raisons. Si la Terre s'éteignait dans 7 mois.Plus que jamais il faut alors profiter de chaque seconde. Apprécier le vrai. Les sensations. L'amour. Le monde va mal.

Regarder les infos, regarder le monde fait peur, déprime. Profitons de chaque instant. Si biensûr rien ne se passera comme ci-dessus, les prochaines décennies ne seront certainement pas des plus glorieuses...

Illustration: "La fin du Monde" Gao 2006
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Wednesday, 10 March 2010

Ratcatcher




Longtemps que je n'avais pas ressenti le besoin d'écrire sur un film. Pas que je n'ai pas vu de bons films récemment, d'ailleurs j'en ai vu de meilleurs que celui que je m'apprête à commenter mais celui-ci m'a procuré une sensation que je retrouve dans peu de films.

"Ratcatcher", le chasseur de rat, premier long métrage de Lynne Ramsay sorti en 1999. Film qui a fait l'ouverture du festival d'Edimbourg et pour lequel Lynne Ramsay a reçu le BAFTA 2000 du meilleur jeune réalisateur.
Impossible de trouver un bande annonce, donc, je vais me contenter de raconter l'histoire (vite fait parce que c'est un peu compliqué) et de décrire ces sensations si particulières.

C'est l'histoire d'une jeune garçon, James, qui vit dans un "slum", quartier pauvre de Glasgow dans les années soixante dix. Hanté par un secret lourd à porter, trop lourd. En effet, un de ses camarades se noie sous ses yeux, alors qu'ils étaient en train de jouer. Personne ne sait qu'il est le seul témoin; inactif en outre, de ce drame. Il se rend alors étranger à sa propre famille et passe son temps sur les bords du canal et partage son affection entre Margaret Ann, une adolescente légère et vulnérable; et Kenny, un gamin resté innocent malgré la dureté de son environnement. Tandis que le rêve familial d'être relogé dans un lotissement neuf s'évanouit suite à une inspection des services sociaux, James trouve dans une maison en construction un abri bien à lui... Voilà pour la présentation.



Tout se passe pendant la grève des éboueurs de 1973, ce qui rend le quartier de James encore plus misérable qu'il ne l'est. Il va sans dire que c'est du contexte social et familial précaire: alcoolisme, violence, des jeunes trop vite confrontés à l'hostilité de leur environnement.
L'approche de l'histoire n'est pas celle du drame social que l'on connaît chez Ken Loach ou Mike Leigh. Certes il y a du social, mais l'histoire se concentre sur les ressentis (montrés mais jamais dits) du jeune James. Ses regards, et ses expressions, et par l'image ses sentiments. Donc j'aime ici le travail de la réalisatrice sur l'introspection du garçon. Approche épurée et pudique.
Par ailleurs, et ce n'est pas dissociable car c'est de là que tout se lit, la qualité de la photographie et de la mise en scène de ce film est sans contexte ce qui m'a le plus plu.

Des images brutes et des contrastes forts, une grande sobriété dans les couleurs, et le choix de la bande annonce (quasiment absente). Certes un film au rythme lent. Les images et leur alternance donnent le tempo de l'"action". Les expressions de visages et de circonstances en accord avec la luminosité, c'est assez magnifique et difficile à décrire.

Une fin tragique cependant, mais prévisible. Rongé par la honte, le remord, et l'impossibilité à ses yeux de se sortir de ce cauchemar multiple: le décès, son environnement terne et sans avenir; James met fin à ses jours dans le canal. Et dans ces derniers moments de conscience, voit défiler son rêve le plus cher: une vie simple et heureuse, auprès des siens, dans ce lieu qui lui servit d'échappatoire jusque là.

En tout cas, c'est comme ça que j'ai compris la fin... Et je suis preneur d'avis différents.




Si de fait je vous ai raconté la fin, peu importe, vous pouvez la comprendre différemment (deuxième extrait youtube), et ne serait-ce que pour la qualité des images et de la mise en scène, je vous recommande de voir ce film.

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Sunday, 14 February 2010

D'une saint Valentin à l'autre...



Installé sur le parking d'un supermarché, un grossiste en fleurs est installé depuis sept heures du matin dans un vieux camion frigorifique. Il fait froid, mais malgré tout, un flux constant de clients ce dimanche matin. Le premier client, un jeune homme avec une poussette, puis d'autres, des jeunes, des plus vieux. Dimanche, des fleurs... Non, pas la Toussaint, mais le quatorze février, paraît que c'est la fête de l'Amour, ce petit puceau de Valentin se donne de l'importance...

La Saint Valentin, encore. Si l'on raisonne comme les féministes sur la journée de la Femme, l'Amour a le droit à sa journée... Doit on en conclure que les 364 autres jours de l'année, adultère et ignorances sont permis dans la mesure où le jour J, le 14 février, ce brave petit Valentin, à l'aide de tous ces partenaires commerciaux va permettre à l'amant de de prouver son amour à l'aimé, et de fait tirer un trait sur les bas du temps passé... Idiotie et arnaque... Mais hélas, c'est le célibataire frustré qui parle et c'est bien moins crédible que quelqu'un d'amoureux (quoi que...).

Certaines attentions valentines sont terriblement sincères et audacieuses, et j'en connais un qui s'est usé la coeur au jeu de la séduction l'an dernier, le jour de la fête de l'Amour. Sans détailler car trop intime, ses initiatives sincères et romantiques avaient été effacées d'un coup par l'absence de répondant et d'Amour de sa désirée... J'en ai encore mal pour lui.

Toutes les fêtes se ressemblent, on est à l'unissons et heureux dans l'environnement festif et propice aux sentiments qui parfois renaissent ou s'amplifient, rarement disparaissent. L'éloignement ou l'effacement, c'est les jours d'après... Noël, premier de l'an, Saint Valentin, le bloc de sensibleries sentimentalo-mercantiles s'estompe. Les jours s'allongent, le printemps va arriver, et avec lui la bataille d'expression de nos hormones sexuelles et leurs sacs de phéromones qui les accompagnent. Miam, miam!... Et chacun d'aller de branche en branche, pour son amour, l'approfondi, le cultiver, le graver. Ou au contraire, d'arbre en arbre, l'éloignement et la rupture car le nectar de la fleur d'à côté est plus sucré, le bourgeon plus coloré.

Uhmmm que j'ai hâte de sentir ces odeurs printanières et estivales...

Bon pour nous autres célibataires... La bonne période va arriver? Si une telle période existe vraiment... (soupire). La rencontre décisive peut-être? Ou le sacro-saint papillonnement sexuel... qui perdure, lui, toute l'année (le changement climatique... il n'y a plus de saisons... personne ne peut l'ignorer de nos jours).

Bref, cette année comme l'an dernier, je suis seul aujourd'hui. De l'amyotrophie de mes fessiers à une lipolyse abdominale avortée, mes vêtements ne laissent transparaître de mon corps plus aucune forme. Mon esprit plus enfumé que jamais sombre peu à peu dans l'indifférence la plus totale au regard de mes échecs affectifs. Très bon tout ça! On me rétorquera que c'est quand on s'y attend le moins que... Ouais, ouais, on connaît tous la chanson. M'en fous! L'aigreur s'installe en moi, et finalement je commence à l'aimer. Tout comme le goût de ces petites cerises sauvages aigres et acides que j'adore. Mon cynisme s'accroît et remplace ces faux espoirs que mon cerveau persiste à impulser en moi, même quand je ne veux pas. Qui vivra verra...

Seul, j'ai quand même envie d'embrasser pour l'occasion ce garçon à qui je n'exprimerai jamais, car trop secret, la profondeur de mon amour par respect pour lui et ses sentiments. Je ne veux pas lui faire de mal, il restera flou pour le lecteur et net dans mon coeur. Ce jeune homme qui me procure ce sentiment électrisant de plaisir à chacun de ses regards et de ses sourires, et à qui je souhaite vraiment de rencontrer cet Amour dont il rêve un peu chaque jour.

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Monday, 8 February 2010

L'union sacrée du dialogue anachronique de deux "amantes" musicales

Il y a des moments où la vie est riche de découvertes musicales. Je cherche sans arrêt, trouve, ou pas. Peu importe. Mais là, j'en ai deux, deux chansons que je trouve absolument sublimes et qui donnent, à l'écoute détaillée des paroles, une impression de dialogue... Un genre de réponse à l'autre. Quelques années d'écart séparent ces titres, découvertes en même temps, dans un contexte plutôt favorable, cette subtile originalité méritait bien publication.

Donc, le plus simple... Que je mette les chansons et les paroles (que je ne traduirai pas parce qu'il est tard et que demain j'ai un gros audit qui m'attend), et que chacun, par ses prouesses en anglais se fasse une idée...

Première chanson: la personne qui ne peut oublier quelqu'un et attend désespérément de ses nouvelles en sachant très bien que... ben non, il n'y aura pas de nouvelles... Rythme un peu lourd, on sent la douleur... Mesdames et Messieurs, please welcome Blakroc featuring Nikki Wray in Why can't I forget him! Le titre parle de lui même!...



I got the song
Knock out everyone
'Cause I'm down here
I need you
But we're through
And you don't come around, do you?
Tried to be cool, actin' a fool, waitin' around
For a phone but I don't hear a sound

Things don't change, they stay the same
If you let 'em
He's on my mind, 'bout all the time
Why can't I forget him?
Why can't I forget him?

The city streets
Won't let me sleep
'Cause everybody's watchin' me
Rather be dead than
Face was ahead
Stranded out on the street
Tried to be cool, actin' a fool, waitin' around
For the phone but I don't hear a sound

Things don't change, they stay the same
If you let 'em
He's on my mind, 'bout all the time
Why can't I forget him?
Why can't I forget him?
Things don't change, they stay the same
If you let 'em
He's on my mind, 'bout all the time
Why can't I forget him?
Why can't I forget him?

Et la deuxième chanson, pas vraiment une réponse, mais il faut imaginer la personne en face penser tout fort ce qu'elle dit! Magique! Elle, elle dit, OK, restons amis, mais c'est fini passe à autre chose... A force de m'étouffer et de me courir après, je vais m'éloigner encore plus! La vie quoi! Ladies and gentlemen, boys and girls, I am happy to introduce you to Belleruche with their Northern Girls! (Mention spéciale, elle est compatriote, et ça! C'est un plus!)



Keep on telling you
Keep trying to get through
That big old head
Seems to be wasted breath

What more can I say
I'm not in love with you
Let it go let it go
And I'll be kind to you

I tried the simple things
Didn't return your calls
I was busy every day
Never any time at all

But you needed a bigger clue
I got town 'cause I didn't want to hurt you
But you keep pushing, keep pushing me away

You keep on hounding me
Keep on finding me
You keep on trying me
I can't get away

You keep on hounding me
Keep on finding me
You keep on trying me
I can't get away

Tried to be a friend
Wasn't out to offend
Well I love being with you
Suppose that why you got confused

I thought that we made it clear
I was never to change my mind
You've become so precious dear
But you've got to leave this behind

One day I hope you find
Someone who loves you too
So you'll let me be
And you'll forget you've ever had

A bruised and broken heart
That can't forgive and can't forget
Driving us both spare and mad
Well you're driving me away

You keep on hounding me
Keep on finding me
You keep on trying me
I can't get away

You keep on hounding me
Keep on finding me
You keep on trying me
I can't get away

Keep trying to get closer
Keep trying to get a hold of
Keep on trying, you're driving me away
Keep trying to get closer
Keep trying to get a hold of
Keep on trying, you're driving me away
Oh you're driving me away

You keep on hounding me
Keep on finding me
You keep on trying me
I can't get away

You keep on hounding me
Keep on finding me
You keep on trying me
I can't get away

Keep trying to get closer
Keep trying to get a hold of
Keep on trying
You're driving me away

Keep trying to get closer
Keep trying to get a hold of
Keep on trying
You're driving me away
Oh, you're driving me away

Erm... voilà. Tout le monde revivra certainement ces moments d'un côté ou de l'autre, parce qu'on a tous été bourreau des cœurs un jour ou l'autre, ou victime de bourreau...

Enjoy!

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Monday, 18 January 2010

Le travail... la santé?

Dur le réveil ce matin après une semaine de vacances (un peu cafardeuse néanmoins, cf. le post précédent), je serais bien resté dans les bras de Morphée. Hélas... Non, il a fallu sortir, affronter moins un degré Celsius pour retourner au taff. Motivation cependant, j'ai plus un rond, donc aller travailler donne au moins cette bonne conscience d'aller ramasser quelques Kopecks.
Trajet routinier, du givre... Que la campagne Haut Viennoise est belle sous cette fine couche blanche et argentée. Je suis obligé de l'admettre.

Première personne croisée, mon p'tit gars des loups, discussion brève mais sympathique. Je me change, traverse le couloir et le lave botte et c'est parti pour une folle journée! Accueil chambrantJustifier et chaleureux de mes amis les tueurs et de mes collègues. Et je prends mon poste, je remplace ma collègue à l'inspection des agneaux et là... et là!... Et là... Je découvre que un de nos outils de travail a été modifié, non changé carrément. La sacro sainte estampille! Oui! Nous avons mis en service les nouvelles estampilles, ce gros tampon en bronze qui sert à marquer les carcasses aptes à être consommées par ce loup qu'est l'Homme!

Alors en soi, ça change rien du tout. Ça reste une opération super chiante et pas terriblement stimulante intellectuellement. Mais outre le fait que le marquage est beaucoup lisible et plus net, j'avais envie de partager avec tout le monde l'ergonomie du manche de cette nouvelle estampille.
La prise en main est beaucoup plus confortable, l'opération plus agréable... Son poids est parfait, ni trop lourde, ni trop légère.

Je pense que les photos suivantes témoigneront elles mêmes du design pratique et esthétique de ces nouvelles estampilles! Et me dispenseront de plus amples descriptions...






Monday, 11 January 2010

Cos you loved my smile...




So you love my smile
De cet univers virtuel tu apparus
De mot en mot, les battements de cœur
Chaque jour de plus en plus fort
Les rêves chaque fois plus beaux
And I love your smile
Au centre
So you love my smile
Village désert, d'une image à un visage
Tu es apparu vivant, sourires et tendresses
Des chrysalides aux papillons
Émotions et pudeur
Premiers baisers
And I love your smile

So you love my smile
Des doutes, tes papillons se perdent
Ton charme qui chaque jour me séduit
Se revoir, sous la neige, nos rêves
Le rêve, les mots,
L'envie de te toucher
Nouveaux, les maux

And I see you leave
Our dreams
Impossible to achieve
Cos you loved my smile

And I love your smile
More than you know




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Friday, 8 January 2010

The XX - Heart skipped A Beat

OMG, how amazingly accurate is this song... And such a chillax!

Sunday, 3 January 2010

Farewell the naughties, welcome the teenies...




Comment appeler ces dix dernières années? En anglais dans le texte, ça donne les naughties. De zéro à dix, ou les vilaines... Et on entre dans les teenies. De 10 à 20. Nouvelle décennie. Celle de la trentaine pour moi, avec l'esprit légèrement teeny j'espère!

Dix ans déjà. Dix ans que j'habite plus chez papa et maman, dix ans que j'ai le permis. Dix ans, quelques villes: Aurillac, Poitiers, Lyon, Limoges... Dix ans du passage de l'adolescent au monsieur (hmmm.... mouais). Dix ans.

Dix ans où, honnêtement; je me suis bien amusé. La vie d'étudiant, les soirées, la fête, les études. Oui, oui, même le plaisir d'étudier. Les heures passées à la BU de la fac de sciences de Poitiers. Avec du recul, c'était un plaisir.

La rencontre de gens formidables dont certains sont devenus mes amis. Ils se reconnaitront.

La rencontre de l'Amour, le vrai, la douleur de ruptures. L'introspection, les changements.

La rencontre de la perte de proches, de pères. La découverte du deuil.

Dix ans à me construire un peu, étudier, apprendre un métier, trouver du boulot.

Dix ans à me découvrir, me transformer, me retrouver.

Belle construction...

Des ambitions, des envies pour... Dix ans après se lever tous les matins très tôt pour aller estampiller des carcasses. Quel plaisir!

De l'introspection, des reflexions pour... Dix ans après me lever seul tous les matins. Quel plaisir!

Un amer goût d'inachevé après cette période. La sensation d'avoir tout fait bien et d'avoir raté la dernière marche. L'impression d'avoir tout bien fait jusqu'à la fin, et de chuter les deux dernières années. Je maudis 2009.

Le terrain est acquis, les fondations coulées. Je me connais désormais. Je vais bâtir. Les échecs, il y en aura d'autres. Je pars serein. Cette décennie sera bien. Je l'espère, je le souhaite.

Les premiers instants, les premières envies. L'amour. Je le veux, je l'aurais. Un combat, je suis un homme maintenant.

Happy new year!


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Tuesday, 1 December 2009

Ces gens qui font du secourisme...

Bon, d'avance je préviens, c'est un peu méchant ce que je vais écrire. Je préfère préciser d'entrée que j'ai un profond respect pour ces gens qui s'investissent gratuitement pour aider, et sauver, ceux qui adhèrent carrément à l'assistance des personnes en danger, ces gens qui sont secouristes.
Plusieurs organismes, la protection civile, la croix rouge, St John's ambulance, etc, etc. Donc, profond respect, mais...

Me voilà, initialement volontaire et maintenant réquisitionné, pour participer aux tâches administratives de la campagne de vaccination contre la Grippe A H1N1. Rien de bien sorcier, quelques papiers à distribuer, un pseudo contrôle d'identité, et quelques étiquettes à coller... Fastoche! Dans le centre, un chef débordé, des infirmières, deux médecins, et cinq ou six administratifs comme moi (quelle honte de se faire appeler administratif quand on appartient à un corps de métier technique!).

Et cette fois, en plus des personnels classiques, un homme réquisitionné d'une association "humanitaire". Je crois que même sans sa veste polaire beige et rouge j'aurais deviné qu'il était secouriste... Enrobé, même bien enrobé, une cinquantaine d'années (ou peut être moins, mais...), un bas de survêtement (aucune classe), une tête ronde, des tous petits yeux, une toute petite bouche, une moustache (biensûr), la peau un peu mate, les cheveux en brosse. Le gars plein d'assurance dont la mission est de sauver le monde. Ce mec est secouriste. Et là, avant même d'avoir parlé avec, je me suis dit: "celui là... ça doit être un gros lourd!"

Sa mission ce jour là, appeler les gens par un numéro que je leur avait préalablement attribué, pour la consultation auprès du médecin. Très organisé, il sort un une feuille, mets ses lunettes, sort un stylo (celui qui doit lui servir pour faire les mots croisés quand il s'arrête pour piqueniquer en bord de route, vous savez ces gens qui sortent et qui se posent au bord de la route tout le dimanche après midi), et commence à noter des numéros de 1 à 230 en colonnes.

Les portes s'ouvrent, c'est la cohue. Les gens sont pressés et ont peur de devoir attendre. De fait, ils ont attendu... J'attribue les numéros, les dix premières minutes, j'avais à chaque instant cinq ou six bons de vaccination devant moi... Un vrai bordel...
Premiers passages devant le médecin... Mon ami secouriste remarque que j'ai fait une erreur... Deux 23... Le drame. Il me le fait remarquer. Je m'excuse, explique que je suis un peu crevé et que face à la cohue, l'erreur était humaine.
Moment d'acalmie, il ouvre la conversation. J'ai pas envie de lui parler, j'écoute et réponds les bien connus "oui, oui" d'indifférence. Et le voilà à me raconter qu'en tant que secouriste il est mobilisable et réquisitionnable 24/7. Admiratif un peu devant cet altruisme, je me dit quand même... Mais quel blaireau! A l'écouter, on se serait cru dans un camp de réfugiés somaliens à traiter des patients atteints par le virus Ebola...
Nouvelle vague, nouvelle erreur... Nouvelle remarque. Sur un ton gentil mais plus ironique que taquin. Ca commence à m'ennerver. Je profite d'un léger calme pour aller fumer. A mon retour il est en plein discours dans la salle d'attente. D'après lui, seuls 6% de la population Française a suivi une formation aux premiers secours. Ce qui est faible, il faut bien le reconnaitre. J'appartiens à ces 6%. Au cours de toutes les formations reçues, j'ai remarqué un truc: les secouristes, les vrais, pas les débiles comme moi qui ne passent que l'AFPS (attestation de formation aux premiers secours) ont en commun ce truc bizarre. A les écouter, ils sont là pour sauver le monde et prennent tellement à coeur leur mission, qu'ils en deviennent presque ridicules, voire répugnants. Je ne sais pas comment l'expliquer... Leur rigueur est impressionnante et sans faille, c'est vrai. Mais je ressens en eux cette frustration de ne pas être médecin ou infirmier. Les airs qu'ils adoptent, la conviction et l'implication personnelle qu'ils mettent en oeuvre lors des formations est absolument abyssale, et je reconnais être assez admiratif de ces gens qui peuvent autant donner sans rien attendre en retour... Mais c'est trop, il y a un moment où c'est ridicule! Tous ceux que j'ai vu délaissent beaux vétements pour des fringues de pouilleux, arborent fièrement les gilets fluos sur les sièges de leur bagnole, ont à chaque instant tous les acronymes mnémotechniques du secourisme en stock pour les utiliser... Je suis méchant, je le reconnais, mais c'est un sentiment partagé...
C'est beau! Mais vraiment pas enviable à mon avis...

Bref, vaccination grippe A, troisième supposée erreur de ma part. La salle d'attente est pleine, mon ami me le refait remarquer ironiquement et suffisamment fort pour qu'une salle d'attente pleine d'une quarantaine de personnes entende... Ca me gonfle, et je lui dis discrètement que l'erreur ne vient pas forcément de moi et que certains font des allers et venues vers l'exterieur pendant leur longue (très longue attente). Il semble d'accord avec moi. Et se met à siffler un air d'André Rieux... Quelle classe!

L'heure du départ approche, tant mieux, j'en ai ras le bol, je veux rentrer chez moi., je suis pressé. La chef de centre débordée mais souriante vient me voir pour me demander le nombre d'entrées que nous avons eu. Je lui dis. Et là... et là... mon gros se tourne et lui dit que j'ai fait plein d'erreurs!!! Au moins 5 ou 6...
Le brave altruiste sauveur du monde est un gamin de six ans qui cafte un truc insignifiant qui n'a en rien boulversé le déroulement des opérations! Elle me regarde avec un air de "qu'est ce qu'il nous fait chier celui là", sourire complice. Je prends mon manteau et rentre chez moi.

Reconnaissant de leur action, admiratif de leur engagement, je remercie les secouristes pour les actions qu'ils mènent. Si seulement ils pouvaient redescendre un peu sur Terre, ça serait vraiment des gens parfaits!

Wednesday, 14 October 2009

"C'est fini çà!"... J'espère pas!



"Ouais mais Thomas, toi t'es un romantique! Tu ne trouveras jamais quelqu'un "comme ça", c'est fini ça! T'es trop innocent..."
Ah, bon, tant pis. Une des conclusions d'une conversation avec un ami sur ce thème vertigineux de l'Amour, des rencontres échouées et du célibat à la fin de cette belle décennie qu'est la vingtaine...

Le "comme çà"...

Je dois m'expliquer je pense. Aimer. Déjà en soi c'est difficile à définir, très. Donc, je fais appel à mon ami Larousse: "Éprouver une inclination très vive fondée à la fois sur la tendresse et l'attirance physique; être amoureux de". Ouais, OK, je suis d'accord... Tendresse et attirance physique... Pour moi c'est pas suffisant, un plan d'un soir peut me l'apporter, je ne suis pas amoureux pour autant. Et l'Amour alors? D'après Larousse on retrouve les mots tendresse et attirance physique mais avec un petit nouveau, qui est une évidence même pour les plus réfractaires à l'Amour: les sentiments! Ces abstractions qui nourrissent nos quotidiens de bonheur ou de peine. Donc là, je suis plutôt d'accord. Et jusque là, le "comme çà" ne signifie rien de particulier en fin de compte.
Mais les sentiments sont d'une rare complexité et d'une diversité extraordinaire. Et chacun se définit lui même ses sensations, ses vibrations, ses sentiments. Chacun porte une importance à tel ou tel ressenti, et donc éprouve un sentiment différent à chacun d'entre eux (pas très claire cette phrase...). Ou non, je me trompe peut être, chaque ressenti est un sentiment à qui chacun attribue une importance qui lui est propre. Bref, je pense que je me lance dans quelque chose d'interminable sur la description des sentiments et des interprétations de chacun, ce que je n'ai pas envie de faire et surtout, j'en suis absolument incapable. Mais... Ces mots que mon ami m'a dit...

Le Romantisme...

D'après le Larousse (j'enlève le volet littéraire), c'est le caractère, le comportement d'une personne romantique, c'est à dire qui invite à la rêverie et à l'émotion, gouvernée par sa sensibilité. Là c'est joli! Mais abstrait! Ça me plaît!
Il est vrai, je suis un garçon sensible et chaque détail compte. Et surtout le détail, mais ce détail est de nature variée. Un regard charmeur, une gène, un détail vestimentaire, une attitude, une parole, une geste, un mot gratté sur un papier, un air de musique joué, un talent artistique, un détail quelconque en fait. Peut-être qu'un détail a plus d'importance, une sensibilité partagée pour plusieurs choses, et peut être le goût du détail. La sensibilité, j'aime çà (mais pas la sensiblerie). Ce n'est donc pas un détail...
Il y a une chanson que j'aime beaucoup, qui, à l'audition n'est pas la chanson d'amour type en fait. Mais ses paroles, aussi banales qu'elles sont, transpirent pour moi la sensibilité de l'auteur et me plaisent. Non ce n'est pas la musique du lecteur...


Quelques phrases commentées...

"If it's on, it's on for good coz when it's gone it's gone for good"
No second chance mate! J'aime la passion, j'aime l'amour. Et s'il part, c'est pour toujours. Rien d'extraordinaire en fait, c'est peut être juste la voix qui m'a donné envie de mettre cette phrase.

"If you stayed over, I'd make it so sweet"
Ça c'est une phrase que j'aimerais dire vraiment à cette personne qui saura me faire vibrer. Cette envie de dire que si tu restes, le plaisir que ça m'apportera me fera faire tout ce qui est en mon possible pour te rendre heureux, absolument tout!Et le dire, j'en rêve, et j'espère qu'une pudeur naturelle ne m'inhibera pas. Mais c'est aussi une des phrase que j'adorerais entendre un jour de la part de cette même personne. Qu'il existe cette réciprocité sentimentale, profonde et sensible. Un rêve, très certainement...

"I'd make you remember from your head to your feet"
C'est celle que je préfère! Une decription fine et concise d'une nuit d'amour tendre et enragée. Ces nuits où deux corps ne deviennent qu'un, ces nuits où chacun dévore le corps de l'autre, ces nuits où l'on s'endort à deux l'un contre l'autre, ces matins où l'on se réveille dans la même position... Une vraie nuit d'amour, une nuit de tendresse, une nuit où les corps sont en fusion. Se réveiller le matin sans avoir bougé de la nuit, c'est rare, mais qu'est ce que c'est bon!

"If you go now babe, we'll never know how it ends"
J'ai une interprétation très personnelle de cette phrase. C'est pour moi comme ces rencontres magiques que sont les coups de foudre! [Oui j'y crois! Et j'espère bien y croire jusqu'à la fin de ma vie, j'espère vivre un coup de foudre à chacun des battements de mon coeur avec ce garçon, celui à qui je chanterai la chanson (dans ma tête évidemment!)]. Il faut saisir le coup de foudre! Il ne se présente pas souvent, par conséquent il faut faire fi de toutes les contraintes, et tout donner! Qui ne tente rien n'a rien, et passer à côté d'une belle histoire pour des conneries c'est quand même dommage. Puis si ça plante, on se relève! Facile à dire... mais... Mais rester sans savoir, sans tenter, sans réponse, dans l'expectative, dans l'attente, dans l'illusion, dans le désir, c'est bien plus destructeur, bien plus blessant qu'une... veste!

L'innocence

Je pense que je la préfère même au romantisme. L'innocence se perd chaque jour. Et je ne pense pas l'être naïvement. Mais j'aime à croire que quelque part sur cette belle planète, quelqu'un a les mêmes ressentis et sentiments que moi à ces sujets. Pas quelqu'un d'innocent pour autant . L'innocence absolue, c'est l'absence de vécu, ou alors un amnésisme profond qui empêche de bâtir ce temple qu'est l'expérience. Mon temple se bâtit, je suis encore jeune, j'ai vécu des choses, et je continue d'en vivre. L'expérience m'a endurci, m'a rendu plus prudent, plus méfiant peut-être. Mais j'espère qu'elle ne m'enlèvera jamais cette innocence qu'il me reste et qui me permet de rêver d'une certaine manière à cet idéal romantico-sensible.

"Make it good"

Je suis à peu près certain que le "comme çà" n'est toujours pas très clair, il ne l'est peut-être pas à mes yeux non plus, ou en tout cas, j'ai du mal à définir chaque sentiment de ce "comme çà".
J'aime les gens sensibles, j'aime les détails, les attentions. J'espère que les gens "comme çà" existent encore, mais j'en suis persuadé. J'espère que les expériences de chacun, aussi dures soient elles n'effacent pas la part de rêve, d'illusions, d'envies, d'innocence que l'on a tous quelque part en nous. Je souhaite à mon vieux pote, cité au début, de croire en l'Amour et que son cynisme si charmant lui apportera l'âme soeur dont il rêve secrètement. J'espère que ce garçon à qui j'ai donné d'une main tremblotante une page griffonnée arrachée de mon Moleskine saura me lire...



Tuesday, 6 October 2009

New season, new year, new song...

D'une saison à l'autre... Envie de changement.
Donc, j'ai changé la musique d'accueil du blog. La belle Corse sur fond de Morcheeba est remplacée par Hilight Tribe, Free Tibet. Plus énergique, il faut que je me bouge, je me bouge, premier symbole.

Goodbye, and see you later! Love you anyway....


Welcome to you.... and give me strength!



Thursday, 1 October 2009

"T'as couché dans un caniveau?"



Il y a des jours où, comme ça, on a envie d'être excessivement positif, enjoué et enthousiaste. Ce premier jour d'octobre en est un. Et pourtant. Aujourd'hui un marteau-piqueur résonne sans arrêt dans ma boite crânienne, mes paupières sont lourdes, mes jambes engourdies. J'ai bu peut être 7 café depuis ce matin, me suis nourri d'un TWIX, d'une crème dessert, et de gâteaux. Très équilibré.
C'est un jour que l'on appelle assez communément un lendemain de cuite, j'ai mal aux cheveux, je suis fatigué.
Et pour cause... Un apéro très bien arrosé, quelques cacahuètes, et une assurance sans faille que, malgré l'alcool et l'heure tardive je n'éprouverai aucun problème à me lever le lendemain. Oui, oui!

Ils ont bien dû sonner ces trois réveils. A 4h10, 4h16 et 4h27... Mais, je ne les ai pas entendu. Un rayon de soleil, j'ouvre les yeux et me dit "euh... je crois que je suis à la bourre...". Je me retourne, prend mon portable pour regarder l'heure: 9h02... Ah... Oui... Je suis à la bourre... Très à la bourre...
Du coup je m'habille, ne prend pas le temps de me laver, de manger, de boire un café, je file. Sortie d'agglomération, du monde, beaucoup plus qu'à 5h00, autoroute, et arrivée au paradis: l'abattoir! Encore lui!

Les gars sont en pause, ils sont assis sur les marche en train de fumer. En voyant passer ma voiture, il m'acclament et me montrent leurs montres. Oui, je suis en retard. Je le sais les gars!
Je sors de la voiture: ces braves tueurs dehors me disent bonjour et se foutent de moi. "T'as encore trop pris hier soir!", "T'as couché dans un caniveau?", etc. Très affectueux en fait. Ils sont tous mort de rire. Je me change, et je réalise que je suis parti tellement vite que j'ai oublié mes clopes. Je traverse le couloir pour aller jusqu'au réfectoire pour prendre un café. Et là, j'ai carrément le droit à des applaudissements. Crevé, je suis mort de rire. Ils me chambrent. Le chef de chaîne me propose des cachets tout en rigolant.
Je me bats désespérément contre un distributeur qui ne veut pas ma pièce de deux euros. Ils me regardent tous, je suis un objet de spectacle. J'essaie d'être plus malin, je vais mettre ma pièce dans l'autre distributeur et faire de la monnaie. Très fier, je m'approche de la machine et glisse ma pièce dans la fente. Mais là... je réalise qu'il n'y a pas de bouton de retour de monnaie... Échec mémorable, mon public se fout de ma gueule. Un d'entre eux se propose de me payer un café. C'est mignon comme tout. Je ressors, je veux une clope! Je croise des fumeurs dans les vestiaires et je demande si quelqu'un veut bien me dépanner d'une clope: j'ai eu le choix de 5 ou 6 marques de cigarettes! Et l'un d'entre eux m'a même dit: "Si tu en veux, tu te sers dans mon placard, y'a pas de soucis!". C'est pas gentil ça?
Ils ont continué le reste de la matinée (très courte du reste) à me chambrer...
Et là, je me dis... Je les aime bien quand même ces mecs! Certes il n'y a pas un jour où je ne pense pas à déménager, muter, sortir de l'abattoir! Mais... Ces braves gars qui sont ultra lourds par moments, un peu râleurs quand on leur demande quelque chose, un peu moqueurs vis à vis des emplois du temps de nous autres aux services vétérinaires, ben c'est quand même des mecs sympas. Je me sentais comme intégré à une équipe qui n'est pas vraiment la mienne, accepté et protégé. C'est bidon, mais c'est ce que je ressentais. Et quelque part, le jour où je partirai, ils vont me manquer quand même. Ils font un boulot difficile, sont pas tous très fins, mais finalement c'est des personnes assez entières, qu'on ne peut mépriser.
En tout cas, j'ai passé une bonne journée, la torpeur de l'alcool ingéré est passée, sans doute grâce à ces bons vieux tueurs. Merci à eux.


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Wednesday, 16 September 2009

Septembre... quel joli temps....




Septembre. Depuis deux jours il pleut. La fin de l'été a bien sonné. Dans cinq jours l'automne. Déjà l'abcission est entamée, les feuilles roussissent, tombent. Il commence à faire froid. Il fait humide. J'ai froid. Les enfants sont à l'école. Chacun a repris sa routine. Pagnol dans la Gloire de mon Père raconte ces adultes heureux de retrouver leur vie courante, leur routine, leurs habitudes. Sensibilité d'enfant, moi non. Je ressens l'amertume de ce pauvre Marcel envers ses parents. Fin de l'insouciance, fin de la liberté. Retour à la réalité, retour à la vraie vie.

"Jamais la fin d'été n'avait paru si belle" chante Barbara.

Cette année plus que plein d'autres je le ressens. Vacances de fin d'été, soleil de plomb, amis, famille, et espoirs... amoureux.
Ah... Les amours... Facile de les relier avec deux précédents articles.

"Joli temps pour jouer ses vingt ans"

Joli temps passé.
J'attends encore. Léger espoir. Le jeu de la séduction. J'ai joué toutes mes cartes. A lui de jouer. les siennes. Il me fait mariner. Ou pire. Mon enjouement estival m'a aveuglé. J'ai trop vite interprété ses dons, ses jeux, ces mouvements. Je ne l'intéresse pas. C'était un phantasme, un rève? Un rève de vacances, l'insouciance, l'innocence, l'espoir.

"Je reste sur le quai, mon amour. A demain"


"Beau temps pour un chagrin que ce temps couleur d'ombre"

Comment le dire de façon plus belle? Je n'en serai jamais capable. Ciel gris, laissant passé d'épars rayons de soleil d'un jaune automnal, un jaune désuet. Quel joli temps. Quel joli temps que ce temps de reprise, ce temps de réveil.

"Quel joli temps... "

De nouveaus horizons s'ouvriront. J'en suis certain. D'autres s'ouvrent peut-être déjà. Pourquoi ne pas les saisir. Il faut que je me réveille. Je suis grand maintenant.

"L'amour nous reviendra peut-être.
Peut-être un soir, au détour d'un printemps.
Ah quel joli temps, le temps de se revoir."

Et s'il ne revient pas, il reviendra pour quelqu'un d'autre, au détour d'un printemps peut-être, ou d'un autre joli temps, celui de l'automne ou de l'hiver. Quel joli temps.

" Ah quel joli temps, le temps de se revoir."


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Blood on the motorway...

Je rentre dans ma voiture ce matin pour aller travailler. Après le flash de 5 heures sur France Inter, je zappe sur NOVA (j'aime pas l'émission de 5 heures sur France Inter même si j'adore cette radio. NOVA j'adore aussi. C'est mon top deux des radios...).

Quelque part à hauteur des monts d'Ambazac je me sens séduit par un air, une musique... Sur de l'avoir entendu quelque part avant... Peut être bien DJ Shadow... Arrivé au taff, je note l'heure sur mon Moleskine afin de pouvoir chercher plus tard sur Internet...

Vérification faite: DJ Shadow, Blood on the Motorway... Ah ben c'est gai!
Du sang sur l'autoroute écouté sur l'autoroute... c'est rassurant. Pas grave je suis sain et sauf.

L'effet sonore dans la nuit sur autoroute avec la pluie est grandiose. Un de ces petits moments de plaisir que j'aime saisir.

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Thursday, 10 September 2009

Le chemin du retour

Reprise douloureuse du chemin du boulot... Le réveil à 4 heures, le chat qui me regarde appuyer les yeux fermés sur le "repeat" du réveil pour grapiller 5 minutes de sommeil et qui est prêt à me bondir dessus si je ne me dépêche pas, la route jusqu'à Bessines avec Archive, Morcheeba ou autre chose à fond, le vestiaire à chercher une blouse et un pantalon propres, la routine du boulot... Quelle horreur. Cauchemar. Cette année plus que l'an dernier. J'avais plus à apprendre, à découvrir... En un an je me suis habitué à l'abattoir, plus de crainte de faire une connerie sur chaîne (ça arrive encore mais je m'en fous), détachement plus marqué. Les vacances m'ont emmené loin. Très loin. Reprise d'une vie normale... Sommeil normal et pas dérangé, socialement actif, amis, famille, découverte. STOP! C'est fini!
Retour au charbon. Les collègues, les horaires... Les horaires... Putain que je le les déteste ceux là! J'en ai même créé un groupe sur facebook!!!! L'horreur! Et demain vendredi c'est pire! Il faut se lever encore plus tôt!
J'admire ceux qui arrivent à vivre ces horaires des années et à s'en satisfaire! Moi j'en peux plus!
L'argument mainte fois entendu de "ouais, mais c'est vachement cool! T'as tes après midi de libres! C'est vachement bien!"... Non merci! Je suis en zombie, amorphe, paresseux, inerte, mort!
J'ai du mal à me concentrer, à m'intéresser... Cela chez moi et au boulot... Je suis ailleurs... Un univers inconnu. Très loin. Dont les frontières ne sont pas très nettes. Je veux repartir. Jamais je n'ai eu l'impression d'être aussi peu épanoui. Je m'ennuie!
Vivement la mutation! Vivement que je demande! Vivement que ce soit accepté! Vivement que je dégage de là! De l'air! De l'air! Un bon 8h midi, 14h - 18h... Allez boire une bière en sortant du taff, peut-être même aller faire du sport! Oui, oui! Du sport!
Bref... La galère de quelqu'un qui rentre de vacances... Les impôts, le boulot...

A chaque fois que je quitte l'Auvergne (je n'y ai passé que quelques jours cet été mais c'était bon quand même), je regarde disparaître le Puy De Dôme dans mon rétro, et en ai presque une larme aux yeux... Et de retrouver ma vie limougeaude (un grand néant) m'a donné envie de ressortir une compile de photos que j'avais réalisée un soir de gros cafard....



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Wednesday, 5 August 2009

cette nuit, des sens

Consignes: Appuyer sur PAUSE du lecteur Morcheeba en haut à droite de la page. Appuyez sur PLAY du lecteur ci-dessous. Lisez. Rêvez. Comprenez.




Cette nuit
Un fin courant d'air
Traverse la pièce
Nous caresse

Immobiles

Ton corps me touche
Mon corps te touche
Sur moi
Je te sens
Ta chaleur
Les battements de ton cœur
Les battements de mon cœur
Nos cœurs

Nos cœurs
Nos cœurs ensemble
Mon oreille gauche
Tes cheveux
Ta tête
Conduction
Courant

Courant
Courant vers toi
Courant de sens
Sens
Éveil
Éveil de sens
Toucher
Je te touche
Toucher
Se réveille
Caresses
Ton dos
Mes doigts
Doucement
Mes doigts
Doucement
Tes hanches
Doucement
Tes fesses
Je te caresse
Te caresse
Regard

Regard
Plafond
Haut
Vide
Le vide
Je souris

Je souris
Souris pour toi
Souris de joie
Joie
Il fait bon
Bon sous ton corps
Ton corps
Bon d'être nous
Nous
Nos corps
Nous
Bon d'être là
Bon d'être à toi
A toi
Toi

Fraicheur de l'air
L'air de toi
Fraicheur charnelle
Sentir ton corps
Tendresse très fraiche
Tendresse "flesh"
"Smell" de toi
"Smell" de ton corps
Silence.

Silence.
Vide.
Musique sans bruit.
Danse.

Danse.
Sans mouvance.
Dense sentiments.
Sentiments.
Décor.
Des corps.
Ton corps.
Mon corps.
Nos corps.
Nos sens.
Mes sens
Tes sens
Un ciel
Un plafond
Un ciel
Des cieux
Ceux là
Nos rêves
Purs
Nos corps
Encore
S'effleurent
Se touchent

Se touchent
S'aiment
Sages
Nos corps

Sagesse

Sagesse
Tendresse
Nos visages se tournent
Ta tête se redresse
Ton dos se cambre
Ton visage me voit
Me regarde
Ma tête se tourne
Tourne ma tête
Je te vois
Je te regarde
Échange

Échanges
Regard
Sourire
Le sourire
Le regard
Sourire qui m'a séduit
Regard qui m'a vu
Ton sourire
Tes yeux
Ton regard
Mon regard
Tu m'as vu
Je t'ai vu
On s'est vu
Tu m'embrasses
Mes lèvres
Je t'embrasse
Tes lèvres
On s'embrasse

On s'aime

On s'est vu
Je te vois
Tu me vois
Je te regarde
Tu me regardes
Je te parles
Tu me parles
Je rêve

Je rêve


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Tuesday, 4 August 2009

HOMOSTROLOGY... Part 1: Généralités

Le ridicule ne tue pas, donc je me lance et je balance. Vague à l'âme, solitude, ennui... J'ai envie d'être amoureux. Oui, oui. Comme dit un de mes amis, c'est par phases en ce qui me concerne et ça ne dure jamais bien longtemps. Le passé lui donne raison. Hélas. Mais bon... Sans prendre trop au sérieux mes envies, je me suis amusé à rechercher des horoscopes... Superstition, besoin d'aide... Je ne sais pas pourquoi, mais en tout cas je suis tombé sur un site assez marrant (même s'il se présente de manière très sérieuse), consacrée à l'astrologie des GAY. Légèrement concerné, je me suis dit, ben... "Why Not?"... Si les prédictions sont aussi justes que celles de Télépoche, Fémina, La Montagne, Télé7jours, et j'en passe... C'est à dire, fausses... Les caractéristiques de l'Homme Balance décrites recèlent de certaines vérités.... Analyse textuelle de morceaux choisis.

Au fait... Vu l'orthographe du titre HOMOSTROLGY (sic), la paraphrase est en anglais, mes réponses en français...

The Gay Libra: Who wouldn't want to be you?

Ca commence bien! Bonne introduction à mon narcissisme égocentrique...

Charming, my dear. Yes you. Don't try to deny it, because I know you've looked in a mirror recently. (...)

Mmmm, comme c'est agréable... Oui, j'ai du me regarder dans un mirroir il y a deux heures environ, juste avant ma sieste. Je n'ai pas eu l'occasion d'y retourner...

It's a full length mirror you have, of course. Call it self-restraint if you have only one.

Alors... Non, c'est n'est pas un psyché, je ne vois pas tout mon corps... Mais oui, j'en ai plusieurs. Pour être honnête c'est surtout que ça agrandit un peu les pièces... Je ne passe pas mon temps devant. Quoi que...

Your face and conversation are the delight of the zodiac; you are ruled by the goddess, Venus. (...) You've got a million dollar smile and a laugh that will reduce your prey to a puddle of blushes. Who wouldn't want to be you? It does get difficult, though, to sort through the myriad of evites that practically spam your inbox. Sorting them all out can require some time and strategic thinking, not to mention some good 'ol fashioned hard headed decision making...

Bon alors là, n'exagérons rien. J'aimerais avoir un sourire d'un million de dollar... Mais ce n'est pas quelque chose que je ressens particulièrement. Hélas mon INBOX n'est pas si bien fournie... Que ce soit les officielles ou celles des sites de rencontres. Mais quand elles arrivent à saturation (est-ce déjà arrivé?? ) La stragégie et les prises de décisions difficiles... Ben oui, je suis assez adepte...

Ah! There's the rub. Being situated as you are in the sixth house of the zodiac, Librans teeter at the place where self-hood and society meet: hence, the scales. You prize balance and harmony above all else; nice work if you can get it. Some people think it comes naturally.

Oui c'est vrai, une sorte de recherche de cet idéal mais...

Of course we know that being so calm all the time takes work. It's important to remember that scales, like your feelings, tip back and forth. Nobody can get as annoyed as you at a messy drama queen, but nobody can be so charming about it. You know what to do when she's finished with her rant. You'll put on your most demure Patty Duke and tell her that smiling saves money on bot-ox down the line.

Très vrai et la manière dont c'est illustré ici me fait rire en ce moment (phrase sur la folle). Plusieurs points... "My feelings tip back and forth", pas très déterminé par moments le garçon balance... Il sait pas trop ce qu'il veut! Je me reconnais bien. Pour l'exemple les follasses m'énervent, oui... Et je pense que je serai fort capable de sortir qu'effectivement le fait de sourire fait faire des économies de botox. Je suis parfois (très) blessant, donc aucun mal à imaginer une situation du genre. Et j'ai en mémoire des situations où typiquement le faux calme qui sommeille s'ennerve et balance un pic bien blessant, sur un ton somme toute, constant, et sans prendre la réelle mesure de la blessure infligée. Mélange de caractères versatile et flegmatique, un brin lunatique. La phrase en gras ci dessus résume bien. A ceux que j'ai blessé et que j'aime, je m'excuse très sincèrement. Ils se reconnaîtront. Les autres, ben... Fuck off!


You fight like a... You'd rather not, and please don't make the joke about the broken nail. Haha.

Sans commentaire. Exact.

But why get all mussed over what could easily be resolved the way God intended: while sipping a doppio macchaito.

Non... Tous les garçons balance et homo sont alcooliques et préfèrent régler leurs conflits autour d'un verre? Ça serait trop beau!

Think more Gilmore Girls, less Sopranos. You love to facilitate an insightful debate, just for the educational experience of it. Your ability to deliberate proves you're more than a pretty face. But it can be pretty annoying to your friends, all the time it takes you to get to any kind of conclusion. There's nothing wrong with that. But be careful if the girls (comprendre "the boys" n.d.l.r.) start casting each other knowing looks the next time you've had another change of opinion. They were just saying the other day that you can seem a little insincere sometimes. Don't shoot the messenger. I'm telling you because I don't want you to get hurt.

Gros dossier. Oui, j'aime bien les débats interminables. Les provoquer aussi aussi, je trouve ça sympa et au moins ça lance une conversation. Quitte à avoir des conclusions différents sur des thèmes récurrents et parfois avec la même audience. Alors pourquoi? Quel but à lancer des conversations qui sans consistance et sans suivi seront au final stériles. Je ne sais pas. Peut être pour le plaisir de converser ou alors parfois, selon la conversation un léger désintérêt pour un sujet de meublage auquel je ne prête aucune attention particulière. Et je suis bien conscient que ça peut me jouer des tours (d'ailleurs ça l'a déjà fait). Par contre je pense que c'est un trait de caractère des Balances en général. Je l'ai vu plusieurs fois. (Faut bien se rassurer un peu bordel de merde!). A mettre sur le compte de l'instabilité astrale de la Balance CQFD.

It's not as though something like that would keep you from getting out. You're not the type who can stay up all night with the help of a red bull or two, but that doesn't stop you from being a very social butterfly.

Alors là par contre c'est complètement faux! Ok, depuis que je fais des horaires de merde (travail tôt le matin) j'ai plus de mal à tenir en soirée, mais globalement je suis très couche tard, et au contraire j'aime bien ces nuits interminables de bavardage et abreuvage... Et pas à la Red Bull, j'ai horreur de ça. Ce caractère doit tenir à mon ascendant Lion (j'ai découvert ça il y a peu. D'ailleurs j'avais trouvé un autre site, français, qui décrivait le caractère du garçon balance ascendant lion, et je m'y suis bien retrouvé aussi. Attention à moi, la prochaine étape sera de consulter une voyante... Et moi qui déteste les folles....).

If you didn't socialize, then how could people pay you compliments? Friends make everything better. You work out in a pack, get coffee in with a cadre, and party in a throng. You can work hard/play hard for a while, but when you've decided you're finished you plop down on the duvet and get out the sleeping mask.

Correction ou complément par rapport à mon paragraphe précédent... Oui c'est assez vrai. Tout va bien jusqu'au moment où... Et quand c'est fini, c'est fini, et c'est dodo! N'importe où, à n'importe quelle heure. Nombreux témoins également. Par contre autre réalité. En ce moment, je ne "socialize" pas du tout la faute à mes horaires, et ça m'ennerve.

You demand to be taken care of. And not just by your friends. You need coupling in the love department especially. Try not to be the boy who always needs a man; if he's not right, you'll wear yourself out trying to make him happy and that's not good for anybody. Crying makes the eyes puffy.

Là, je pense qu'il n'y a rien à ajouter. C'est très vrai.

En conclusion, il n'y a rien de vraiment exceptionnel. Ce sont les traits d'un balance ordinnaire. C'est bon de le lire par moment. La deuxième partie ira un peu plus loin dans le narcissisme autoproclamé et vérifié par tous. Le gay balance et l'amour! Encore plus étonnant! Et tellement vrai...

Tuesday, 28 July 2009

"Dis moi Monsieur", Touchante innocence... d'un tripier

Mon métier formidable, encore une fois...
Fin de pause, les tueurs repartent sur la chaîne. Instant de pause, la vraie. Le réfectoire se tarit de bruit quand il repartent. Je bois un café avec une de mes collègues. Banalités d'un été, congés à venir, "où pars-tu, que fais tu?".

Un tripier entre dans la salle. Penaud, il se dirige vers la fontaine, prend un verre d'eau. Il nous regarde. Nous ne lui prêtons pas d'attention particulière et continuons notre conversation.

Comme un enfant qui veut demander quelque chose, il nous fixe, ne tient pas vraiment en place. Presque en levant l'index, il me regarde et me demande tout doucement mais déterminé ("ça y est, je me lance!" a t-il dû se dire): "ouais euh, tu pourras venir me voir en triperie s'te plait??...". Pris au dépourvu... "Euh... oui... Pourquoi?"; "Faut qu'j'te parle de quelque chose...". Ma collègue: "Ben il est là, tu peux lui parler ici...". Sèchement il lui répond: "Non! C'est à lui que j'veux parler...". Très bien, je lui dis que je finis mon café et j'arrive.

On se regarde avec ma collègue... Que me veut ce tripier?? J'angoisse à moitié, il a eu une altercation avec un de ses collègues quelques semaines auparavant... Ai-je maladroitement pris position pour son adversaire? Ou veut-il dénoncer une pratique? Flou, je ne sais pas à quoi m'attendre.

Je prends mon courage à deux mains, je me dirige vers la triperie. Et sans mentir, avec une légère boule au ventre.

Je m'approche de lui, il me regarde, plus à l'aise que dans le réfectoire, mais avec timidité il me demande...

"ouais euh, ma femme elle veut faire véto comme toi, euh... j'voulais savoir, euh...ben, c'ki fallait faire quoi, euh pour faire ça..."

Magnifique et très touchant "faire véto comme toi"!
Explications: Les services vétérinaires sont présents en permanence dans les abattoirs communautaires (j'en suis). Les équipes sont généralement composées d'un docteur vétérinaire, de plusieurs techniciens des services vétérinaires, de contrôleurs sanitaires et éventuellement d'agents vacataires.
Donc... je lui réponds comment... Le concours exige un baccalauréat à minima. Et il faut être honnête, avoir le concours avec le bac, c'est dur... Généralement, un peu plus de bagage aide bien à passer les épreuves et ) être reçu.
Première réponse (classique): il faut passer un concours.
Premère question: "ta femme a le bac?"
Sa réponse: "Ben non, elle a un BEP CAP"
Ah... Comment ne pas heurter? "Ben, ça risque d'être un peu juste pour passer le concours, il y a une école qui prépare au concours, mais le bac est indispensable, même si elle a surement les capacités..." "Ah, bon..." "Puis en plus, quand tu rentres dans la fonction publique tu peux être muté n'importe où... Puis il faut partir en formation à Lyon, etc". Bref, je l'ai quand même orienté sur d'autres concours pour sa femme.

J'ai trouvé très mignon, son approche, et sa timidité, l'innocence d'un enfant presque. Léger sentiment de satisfaction, "il y en a là dedans qui ont un minimum de respect pour nous!".
Léger sentiment de satisfaction vis à vis de ma collègue... "Non! C'est à lui que je veux parler!"
Et pour conclure, il faut vraiment croire que je n'ai rien à envier à mes amis enseignants, et que moi aussi je fais le plus beau métier du monde! Nah!

PS: Parution de la mobilité, aucun poste qui m'interesse, je suis donc obligé de rester... à l'abattoir! Snif!

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Tuesday, 14 July 2009

Just a personal 'thank you' to my parents

Poor quality, and I am sorry. I had to compress a lot!
The real version is of higher quality.
Sorry it's very personal, but I wanted to share it with some.

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Monday, 13 July 2009

Want you to make love to me and only to me in the dark... cette sensation d'attirance pas ressentie depuis....






Étrange sentiment que je ressens. Sentiment que je n'avais pas ressenti depuis très très longtemps. Une rencontre innocente et banale, une rencontre sur le lieu de travail. Une rencontre sans rien. Une rencontre professionnelle.
Pourtant... Chronologie d'une rencontre banale, qui aura certainement une issue banale...
Un garçon croisé dans notre bureau (les fameux papiers de l'administration nous permettent d'avoir quelques visiteurs...). Beau brun, jeune, ton dynamique, mince, belle voix, beau regard, il fait pas pédé, il parle de son activité avec passion (et il y a de quoi tant elle est intéressante). Sourires échangés, je reste un peu bouche bée, il part. Je suis un de mes collègues et lui demande comme une gamine "c'est qui ce beau mec???", il me répond (devoir de réserve... no more details). Sourire aux lèvres, je me jure de le servir à sa prochaine visite. Sans plus je passe à autre chose.

Plusieurs semaines passent, je le rate, occupé à autre chose. C'est pas grave, quelques pensées anodines mais pas de remou particulier.

Par accident sur un quai, le voilà avec un des ouvriers qui est en train de lui préparer "sa commande". Je le vois, tenue grande classe pour ma part (ma blouse pleine de sang, ouverte en haut sans tee shirt dessous tant il faisait chaud...), je me retrouve à nouveau un peu bouche bée. Je parle, sûr de moi, du domaine professionnel, banalités... Il me regarde quand même, répond, s'intéresse. Mais quand on se sent attiré, on sent le moindre demi regard porté sur sa propre personne comme un regard qui envie notre corps entier, donc... est-ce vraiment révélateur?...
C'est pas grave, ça me donne le sourire pendant une petite heure. Je vais jusqu'à rechercher son nom (ah! ah! ah! C'est qu'on a accès à plein de choses nous!!), et de retour à la maison, recherche copains d'avant, facebook, et tous ces faux sites sociétaux... RIEN évidemment. Mais pas vraiment assez d'éléments pour affiner la recherche... Espoir...

Quelques semaines passent, mais pas beaucoup. Jusqu'à aujourd'hui!

Je fume une cigarette, assis sur les marches et je le vois arriver. Il me dit de prendre mon temps, finir ma cigarette, il s'en roule une. Je le regarde, on parle, banalités. Échanges de sourires (banaux certainement...). Il a un piercing à chaque arcade sourcilière . J'aime bien. Je scrute plus sa voix, ses intonations. Rien de déplaisant. Bien au contraire.
Je lui dit de me retrouver sur le fameux quai... C'est que professionnel!!
Je le retrouve, je lui propose de la "marchandise". A un moment (oui, vous allez pouvoir vous foutre de ma gueule!), je regardais vers le bas, et je le vois ajuster son boxer (un Dim), mes yeux remontent vers les siens, sourires. Bref, nous reprenons notre affaire. Un ouvrier arrive pour "manutentionner". A un moment l'ouvrier lui dit de me suivre dans un autre frigo. Là je dis non. hygiène oblige. Il rigole, on se sourit.
Echanges de banalités, je dois repartir prendre un autre poste. Je veux savoir son prénom. Je croise mon collègue et lui dit comme une gamine "Y a le beau gosse des ***** qui est là!" Il sent mon excitation et me dit de foncer. Bon. J'y retourne. J'invente une connerie pour motiver mon retour à ses côtés. En partant, je lui demande son prénom. Ça y est! Je le sais! YES! Je lui dit "aurevoir", lui souhaite une bonne journée, tout en oubliant de lui dire.... Mon prénom. Ca craint!
Je repars, prends mon poste. J'ai un grand sourire aux lèvres. Je repense à ses sourires, aux " centimètres vus de son caleçon (la honte), et me fait des films...
Impatient de rentrer, recherche plus détaillée sur les utilités sociales (euh... pseudo sociales). Rien, évidemment... Je cherche les stratégies. Puis arrivent les vraies questions... "Il est pas homo, tu te fais des films, passe à autre chose, t'es taré, etc."

Si cela restera sans doute un phantasme, même si la majorité des français se rencontrent sur leur lieu de travail, j'ai du mal à y croire... Mais la sensation de se sentir attiré de la sorte ne m'était arrivée depuis... Depuis... Très longtemps. Affaire à suivre. Certainement une mort lente à cette histoire, quelques douleurs "self-infligées", puis ça partira. Comme c'est venu. Et si avenir il devait y avoir... Ben,on verra bien.


Les paroles: http://www.lyricsfreak.com/r/rufus+wainwright/foolish+love_20119605.html







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